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[Ohlsson, Bengt] Syster

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[Ohlsson, Bengt] Syster

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[Ohlsson, Bengt] Syster

Message par jostein le Lun 16 Mai 2011 - 15:02


Auteur :
Bengt Ohlsson est né en 1963 à Stockholm, où il vit toujours. Il est chroniqueur pour le grand quotidien national Dagens Nyheter. Sa carrière littéraire a commencé en 1984 avec la parution de son premier roman, Do som en man, sa jag. En 2004, il connaît la consécration, lorsque lui est décerné le plus prestigieux prix littéraire de Suède, le prix August, pour Gregorius. En 2008, Bengt Ohlsson est récompensé par le prix Eyvind Johnson. Syster est son neuvième roman.
Résumé :
" La soeur de Marjorie disparut un vendredi, début mai ". Ce jour-là, Miriam n'est pas rentrée de l'école, mais on l'a vue marcher, là-bas, du côté de la colline... Si ses parents sont angoissés, Marjorie, elle, semble hors d'atteinte, indifférente, insondable. Ou... peut-être se réjouit-elle un peu, un tout petit peu de cette disparition car, après tout, il y avait parfois des jours où elle ne l'aimait pas trop, sa grande soeur Miriam... Alors, pour l'éloigner d'une ambiance saturée de désespoir, sa tante Ilse l'héberge. Et, de jour en jour, tente de l'aider à voir un peu plus clair en elle, à distinguer l'amour de la haine, la jalousie de la générosité, l'aveuglement de la lucidité. En somme, elle apprend à Marjorie à grandir et à assumer ses contradictions.
Véritable tour de force, Syster restitue à la perfection le regard multiple, voire parcellaire, que tout être pose sur ses
proches, sur les paysages et sur le monde.

Mon avis :
Syster est un livre très touchant puisqu'il décrit les pensées de la jeune Marjorie, dont la sœur vient de disparaître. Il n'y a aucune censure dans ses réflexions. Elle exprime autant son contentement que sa peine vis à vis de cette disparition. Effectivement, quelles jeunes sœurs n'ont pas été jalouses de l'attention portée par les parents à chaque enfant. Marjorie se sentait parfois exclue de la connivence entre Miriam et son père. On écoutait Miriam parce qu'elle était intelligente et volontaire, elle avait plus de droits parce qu'elle était plus âgée. Marjorie se voit enfin l'unique attention de ses parents. ar contre, le plus grand regret, certes un peu égoïste, est d'avoir perdu le rire, l'humour particulier de sa famille. Parce que ses parents pleurent, sont inquiets et passent leur temps à chercher Miriam.
Marjorie va trouver un peu de réconfort auprès d'Ilse, sa tante à qui elle est confiée quelque temps.
Ilse est une femme patiente et aimante. Comme Marjorie, j'ai aimé ses histoires de princesse et l'histoire de sa famille.
Ce roman est d'une grande tendresse et plein de la candeur de cette jeune enfant. Le lecteur se laisse emporter par les pensées, les rêves et l'imagination de Marjorie.
Il me semble que parfois l'auteur se perd dans trop d'histoires racontées, notamment lorsque Marjorie tente de faire rire Ilse. Ce sont trois récits successifs dont on attend la fin parce que l'on veut savoir ce qu'il advient de Miriam. Par contre, l'attitude d'Ilse est très touchante parce qu'elle ne peut plus retenir sa peine devant Marjorie qui veut la faire rire.
J'ai trouvé que le style n'était pas toujours adapté à l'état d'esprit d'une enfant. Parfois, l'introspection devient très mature et ne semble plus correspondre à une enfant.
J'ai lu sur ce même thème La nostalgie de l'ange d'Alice Sebold et j'aime l'approche de Bengt Ohlsson parce que l'émotion et le suspens sont très bien tenus. Ici, l'auteur traite simplement de l'impact d'une disparition sur une famille. Il est vrai qu'Alice Sebold aborde en plus le crime atroce, les meurtres en série et donc la personnalité du tueur.
La petite Marjorie, malgré ses doutes et sa franchise est beaucoup plus attachante.
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jostein
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