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[Bloy, Léon] Exégèse des lieux communs

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[Bloy, Léon] Exégèse des lieux communs

Message par antibiok le Mer 13 Juil 2011 - 7:57



Exégèse des Lieux Communs
Léon Bloy
Editions Rivages Poche/Petite Bibliothèque


Avis
Quel type, bon sang ! Mais quel type ! Et quelle vie ! Un catholique anticlérical qui recueille une prostituée, l’épouse, la convertie, et fait un bout de chemin avec, la conduisant sur une route toute mystique où charnel et sensualité ne tiennent quasi aucune place ; la fille en perdra d’ailleurs la raison. Un type qui de son vivant n’a jamais connu le moindre succès littéraire, rien de rien, pas ça !, subsistant par de petits jobs, décrié, moqué, caricaturé par les assis, mais se battant encore, encore et toujours, là où d’autres auraient déjà jeté l’éponge, la main ferme, la plume assassine, à noircir des pages, des pages et des pages. De là sa vocation de pamphlétaire, le sort l’avait prédestiné.
Car il faut avoir mal pour écrire qu’il y en a marre, se pincer ne suffit pas. Entraîné dans cette furieuse agitation, vagues en rouleau écimant tout sur leur passage, Léon Bloy puise son encre à même les liqueurs céphalopodes libérées à l’encontre des pensées ennemies, dans le sang noir et acide des plus profonds monstres marins.

Puis un jour, par enchantement, tout se dissipe. Tout redevient parallèle à l’horizon. Les vagues n’ont plus d’accroche-cœurs, la mer miroite un ciel azur, on se tait, on respire ; chez lui, c’est la mort qui l’a calmé. J’arrête là mes images maritimes, c’était pour vous brosser le bonhomme. Un de ceux qu’on aimerait bien avoir aujourd’hui. Un de ceux qui ne font pas semblant de se mettre du côté des petits, des obscurs, des sans-grades. Dans Exégèse des Lieux Communs, Bloy passe l’arrogance petite bourgeoise à la moulinette. Vous savez, ces mammifères domestiques omnivores que chantait Brel ? Avides, cupides, la prétention en bandoulière sous prétexte qu’ils ont amassé un peu d’argent et possèdent quatre planches et un toit, souvent en plusieurs exemplaires. Si, contrairement à eux, le malheur des autres vous empêche parfois de dormir pendant au moins une petite heure – ne soyons pas trop hypocrites – lisez ça. C’est la voix qu’il vous faut les jours où vous vous dites : « Quand y’en a marre, y’en a marre ! ». Vous trouverez en elle – comme disait Barthes – le bonheur de l’invective !
grrr
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