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[Jones, Lloyd] Mister Pip

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[Jones, Lloyd] Mister Pip

Message par alexielle63 le Ven 5 Aoû 2011 - 12:34



Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Valérie BOURGEOIS
Editeur : Michel Lafon
1ère édition : 2006
Edition française : 2008
Nombre de pages : 256

Quatrième de couverture :
Sur une petite île du Pacifique, Matilda et ses camarades de classe se passionnent pour les aventures vieilles d'un siècle d'un orphelin appelé Pip, dans une ville appelée Londres, qui leur paraît plus réelle que leur propre région à feu et à sang.
Mais dans une île ravagée par la guerre, l'imagination ne protège pas toujours de la folie des hommes.

Mon avis :
J'avoue qu'au début (jusqu'à la moitié du livre au moins), j'ai eu du mal à accrocher mais je pense que cela vient surtout du fait que je n'avais pas lu De Grandes Espérances de Charles Dickens. Du coup, les nombreuses références faites au texte (M. Pip n'est autre que le héros de ce livre) ne m'ont pas parlé : il me manquait une certaine connivence avec la narratrice, Matilda et j'ai donc trouvé de nombreuses longueurs à ce livre. Néanmoins, j'ai aimé le message porté par M. Watts : il tente de leur faire découvrir un nouveau monde, celui de l'imagination, leur offre un moyen d'évasion dans cette guerre qui fait rage entre les Peaux Rouges et les rambos et dont ils sont otages (l'île subit un blocus depuis l'attaque de la mine par les rebelles), les fait voyager vers un ailleurs qui leur est étranger (le Londres du 19è siècle), leur montre le pouvoir des mots. Une vraie mine d'or pour les férus de lecture qui le connaissent déjà ^^... De plus, en parallèle de cette lecture qu'il leur fait, il encourage également les parents de ses élèves à venir transmettre leur savoir, leurs traditions et j'ai trouvé cela très important. Le thème de l'ancrage, des racines est bien présent également ne serait-ce qu'à travers ce personnage, seul blanc parmi les noirs, considéré comme un étranger car venant justement d'un monde inconnu (la Nouvelle-Zélande). Il restera une énigme pour le lecteur du début à la fin, même si quelques éléments de réponse nous sont apportés. Pourtant, il va apprivoiser ce petit monde et même la mère de Matilda, Dolores, un vrai pit-bull, tenace, fervente religieuse, lorsqu'elle a une idée en tête, impossible de lui l'enlever et pourtant, malgré ses mauvais côtés, je l'ai adoré, au moins autant que M. Watts. On sent bien que tout cela n'est qu'une carapace pour cacher sa tristesse et sa colère envers son mari, qui a déserté le foyer. Sa rivalité avec M. Watts cache également autre chose : elle sent son enfant s'éloigner d'elle, son admiration pour son professeur exacerbe sa jalousie. C'est une façon maladroite de lui montrer son amour mais Matilda ne le comprendra que trop tard...
Malgré ce cocon créé par M. Watts, la guerre va les rattraper et j'avoue que c'est véritablement là que toute mon attention a été captée : j'ai été véritablement touchée, bouleversée par la perte subie par notre jeune héroïne et l'ai suivi pas à pas dans sa reconstruction.

En bref, je vous conseille de le lire après avoir lu De Grandes Espérances, je pense que l'on apprécie mieux la lecture ou à condition de l'avoir déjà lu mais à vous de voir. Pour ma part, il m'a donné envie de me plonger dans le texte de Dickens et je pense que je relirai ensuite Mister Pip pour l'apprécier davantage. Dans tous les cas, c'est un livre marquant, qui restera en moi pendant longtemps, je pense....
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Re: [Jones, Lloyd] Mister Pip

Message par lili78 le Mer 22 Fév 2012 - 16:37


J’ai choisi ce livre à la bibliothèque juste parce que sa couverture était jolie !


Quatrième de couverture : Sur une petite île du Pacifique, Matilda et ses camarades de classe se passionnent pour les aventures vieilles d'un siècle d'un orphelin appelé Pip, dans une ville appelée Londres, qui leur apparaît plus réelle que leur propre région à feu et à sang.
Mais dans une île ravagée par la guerre, l'imagination ne protège pas toujours de la folie des hommes.

Mon avis :
C’est la couverture qui m’a attiré vers ce roman, puis j’ai lu le quatrième de couverture !

Les chapitres se succèdent à une vitesse vertigineuse, les pages se tournent quasiment toutes seules pour me mener jusqu’au bout de cette histoire. Cette histoire qui embarque le lecteur sur une île du Pacifique (Bougainville), dans un petit village, coincé dans une guerre, comme dans un étau. La vie des villageois est suspendue. C’est M. Watts qui décide de rouvrir l’école et de transmettre son savoir, et celui des parents du village, aux enfants. M. Watts offre à travers Les grandes espérances un échappatoire aux enfants. C’est avec les yeux de Matilda, jeune fille de 13 ans, que nous suivons cette histoire. Matilda, comme les autres, fait ainsi la connaissance de Pip : « Le nom de famille de mon père était Pirrip, et mon nom de baptême Philip, ma langue d’enfant ne put jamais former de ces deux mots rien de plus long et de plus explicite que Pip. C’est ainsi que je me donnai moi-même le nom de Pip, et que tout le monde en vint à m’appeler Pip » (De grandes espérances, Charles Dickens)
Pour Matilda, Pip devient un ami, quelque chose en quoi croire. « Ce roman m’avait donné un ami en la personne de Pip. Il m’avait appris que l’on pouvait facilement se glisser dans la peau d’un autre…Si ce n’est pas là de la magie, alors j’ignore ce qui peut prétendre ce titre. »
Mais peut-on être plus attaché à un personnage fictif, qu’à ses ancêtres, ses croyances ? Jusqu’où la jalousie et l’incompréhension peut elle mener ? Et quel geste peut on faire pour tenter de détourner de l’esprit ce personnage fictif, et ramener l’être aimé vers soi, vers ce que l’on connaît, ce en quoi l’on croît ?
Ce livre fut un véritable coup de cœur pour moi, et je vous conseille vivement de prendre un billet pour Bougainville.

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