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[Williamson, Eric Miles] Bienvenue à Oakland

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[Williamson, Eric Miles] Bienvenue à Oakland

Message par Céline72 le Ven 26 Aoû 2011 - 13:09



Éditeur : Fayard
Date de parution : 24 août 2011
Nombre de pages : 414

Quatrième de couverture :

États-Unis, de nos jours. T-Bird Murphy, la quarantaine, fils d’immigrés irlandais, se terre dans un box de parking. On le soupçonne d’un crime qu’il n’a peut-être pas commis. Incarnation du quart-monde occidental, T-Bird écrit sa rage. Un long monologue intérieur, animé par les figures de son passé, qui vient tromper sa solitude et mettre des mots sur la violence de l’exclusion. T-Bird a grandi dans le ghetto noir et mexicain d’Oakland, une ville industrielle qui rejette les Noirs, les Chicanos et les Blancs pauvres vers les décharges, sur les bords pollués de la baie de San Francisco. Pour faire mentir le destin, il a sacrifié à la sainte trinité : études, mariage et consommation. Il a fait tous les petits boulots, vécu dans les pires conditions. Mais on n’a jamais voulu voir en lui que l’enfant de ses origines, fauteur de troubles en puissance. Renvoyé à sa misère et du fond du chaos qui l’a englouti, il revendique la déchéance comme nouvelle forme de liberté, et la solidarité comme espérance de dignité.


Contexte de cette lecture :

Ayant fait partie du jury littéraire Fnac 2011, ce livre m'a été offert en avant-première afin de déterminer le 10ème Prix du Roman Fnac.


Mon avis :

Dans ce roman, Eric Miles Williamson nous décrit à travers T-Bird Murphy, les ghettos sombres et dangereux d'Oakland, ville située en face de San-Francisco, où les pauvres blancs comme lui sont rejetés de la société.
L'écriture de l'auteur m'a beaucoup dérangé au point que je n'ai pas réussi à terminer ce livre : je me suis arrêtée à la moitié. Pour cause, il y a beaucoup trop de vulgarités : pratiquement à toutes les pages, on est aussi parfois insulté et même si cela colle à la vie de rue d'Oakland, je n'ai pas du tout été touché par ce que vit le narrateur bref pour moi c'est loin d'être d'être un bel ouvrage.
Donc un conseil, si vous êtes comme moi, que vous aimez la belle littérature : passez votre chemin !

Vous trouvez ci-dessous quelques extraits du livre afin que vous ayez une idée du langage utilisé au fil des pages.

  • "Au fait, le "toi" occasionnel, dans ce livre, c'est pas qu'une tournure de style. C'est une insinuation, un châtiment, une insulte. Il ne s'adresse pas à un "toi" universel, non. Il s'adresse à toi personnellement. Prends ça dans les dents, espèce d'enfoiré(e)."


  • "Quand on descend une salope dans son genre, surtout une salope d'ex, la caution va pas chercher plus loin que dans les deux mille. Les juges comprennent ce qu'un homme est obligé de faire parfois."
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Céline72
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Re: [Williamson, Eric Miles] Bienvenue à Oakland

Message par Aaliz le Jeu 1 Sep 2011 - 1:48

Mon avis :

Voilà une lecture dont on ne sort pas indemne.
Bienvenue à Oakland est un livre qui dérange, qui parle cru, qui vous pend par les pieds et vous secoue comme un prunier, qui vous gifle toutes les 10 pages, vous insulte, vous malmène, vous fait culpabiliser, bref c’est un de ces romans anti-conformistes, provocateurs, politiquement incorrects. Si vous avez l’âme sensible et une tendance à la susceptibilité, passez votre chemin.
Bienvenue à Oakland c’est l’envers du décor, le négatif de l’American Dream, l’opposé de la jolie petite banlieue bien propre à la Desperate Housewives.
Bienvenue à Oakland c’est le contrepied des séries américaines qui envahissent notre petit écran, ces séries qui puent le consumérisme et le matérialisme bourgeois, qui font rêver les prolos avec de belles baraques et de belles bagnoles qu’ils ne pourront jamais s’offrir.
Bienvenue à Oakland c’est un coup de gueule, un cri de guerre contre ces bobos qui se pavanent dans leur petit confort bien tranquille pendant que d’autres pourrissent dans la crasse et triment comme des malades pour rembourser leurs dettes et avoir un toit au-dessus de leur tête.
Bienvenue à Oakland c’est une plongée dans la misère, dans les quartiers pauvres de la banlieue de San Francisco, ces quartiers où il ne fait pas bon se promener seul, ces quartiers qu’on ne voit jamais à la télé parce que c’est la honte, c’est pas beau, ça pue et c’est pas vendeur.
C’est T-Bird Murphy qui nous souhaite la bienvenue et qui nous sert de guide dans ce Oakland de la misère. Il nous raconte son enfance, entre une mère indigne qui passe son temps à taper sur ses gosses et à s’enfiler les mecs du quartier, un père qui n’est pas vraiment son père mais qui le prend sous sa protection tout en étant dur avec lui ( bah oui c’est pas son vrai fils alors faut pas pousser non plus), les petits boulots à travers lesquels il fait l’expérience des patrons pourris et la violence ambiante avec guerre des gangs, guerre des races, lutte des classes.
Oakland c’est la merde. Oui mais une belle merde, une belle merde dans laquelle tous pataugent et qui les unit, qui les rend solidaires. Il suffit de voir le sort réservé à FatDaddy Slattern par ses voisins, FatDaddy Slattern qui a trahi, qui a voulu se distinguer des autres, se croire au-dessus du lot.
Ce roman est d’une profonde noirceur mais pourtant j’ai ri. Et pour que je rie en lisant il en faut vraiment. Autant dire que ça ne m’arrive quasiment jamais, au plus j’esquisse un sourire et c’est tout. Mais là, non, j’ai ri, vraiment ! Comment rester de marbre face au personnage de Jorg et son terrible « Adresse » ? Ou encore lorsque T-Bird et son pote Ben encastrent leur voiture dans une baraque ? Et tout ça raconté dans ce style cru, ce langage fleuri que nous sert Eric Miles Williamson. Car oui, vous allez avoir votre dose de « gros mots » et vous allez vous-même en prendre pour votre grade. C’est bien la première fois que je me fais insulter par un livre !
Eric Miles Williamson ne fait effectivement pas dans la dentelle et si vous le lui reprochez voilà ce qu’il pourrait vous répondre :

« Ce dont on a besoin, c’est d’une littérature imparfaite, d’une littérature qui ne tente pas de donner de l’ordre au chaos de l’existence, mais qui, au lieu de cela, essaie de représenter ce chaos en se servant du chaos, dans une littérature qui hurle à l’anarchie, apporte de l’anarchie, qui encourage, nourrit et révèle la folie qu’est véritablement l’existence […].
Tu veux du parfait ? T’as qu’à lire les putains de bouquins de quelqu’un d’autre. Ce bouquin, si je le fais bien, sera tout sauf paaarrrfait. Je ne veux pas qu’après avoir tourné la dernière page tu t’étires sur ta chaise longue hors de prix avec un soupir plein d’autosatisfaction[…]. »

Vous voyez ? T-Bird s’adresse directement à vous, vous prend à partie, enfin … T-Bird ou Eric Miles Williamson ? Difficile de faire la part entre les deux voix. II semblerait bien que le livre contienne des éléments autobiographiques, ce qui ne peut qu’ajouter au réalisme du milieu décrit.
Mais tout de même, un bémol : quelle image de la femme ! Vénale, matérialiste, égoïste, faignante, négligée, de petite vertu … Pffffiou, ça sent le mâle misogyne qui a eu de mauvaises expériences… oups, j’avais bien dit de ne pas être susceptible ….

Alors voilà, Bienvenue à Oakland est une bombe qui explose selon le lecteur ou pas, un OVNI littéraire, un bouquin inclassable, hors norme, unique. Je n’avais encore rien lu de tel. On adore ou on déteste.
Moi qui aime les écrits engagés et enragés, je ne pouvais pas faire autrement qu’adorer et même j’en redemande.
Merci M. Williamson et merci au traducteur qui a fait un beau travail.




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Re: [Williamson, Eric Miles] Bienvenue à Oakland

Message par LOUBHI 49 le Dim 21 Oct 2012 - 19:58

Avis et Commentaires :

La claque, du noir très noir, comment rendre la misère la plus grasse, l'image de l'Amérique la plus crade, raciste et définitivement sectaire et excluant les plus pauvres et allez à l'encontre de toute propagande touristique pour Oakland et le Missouri, il suffit de lire ce livre et d'essayer de porter sa lecture à son terme.

J'avoue que le style brutal, la répétition de mots les plus vulgaires possibles, cela peut donner un ensemble assez indigeste et le regret de parfois trouver que le texte s'égare dans les méandres et les retours en arrière.
Néanmoins pour rendre toute la cruauté et le réalisme de la frange la moins assistée de cette société ou T-Bird Murphy tente de survivre et dont il est paradoxalement totalement fan.
Plus de 300 pages de hargne déversée sur ses contemporains dont seuls les potes de cuite et la solidarité des plus humbles trouvent grâce à ses yeux. Ses frères de coeur sont avant tout des amis d'origine très défavorisée mais qui savent intelligemment corriger certaines injustices par solidarité.

Une vision totalement adaptée au qualificatif roman noir. Un personnage brut de décoffrage, qui malgré toute sa vulgarité et ses défauts a encore l'atout d'être un excellent observateur avec un certain sens de l'honneur et de l'humanité. et un humour très cru et sarcastique. L'itinéraire d'une enfant plutôt pas gâté, un procès en règle contre cette Amérique à deux vitesses et qui entretient les injustices les plus criantes.


Dernière édition par LOUBHI 49 le Dim 21 Oct 2012 - 20:58, édité 1 fois (Raison : Mise en forme)

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Lectures en cours :

- "Pauca Mea " de Victor Hugo.
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Re: [Williamson, Eric Miles] Bienvenue à Oakland

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