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[Lyon, Annabel] Le juste milieu

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[Lyon, Annabel] Le juste milieu

Message par letteratura le Dim 28 Aoû 2011 - 17:34


Quatrième de couverture : Aristote était un être de chair et de sang, et Alexandre le Grand, un adolescent plein de doutes et d'arrogance. Lorsqu'en 342 avant Jésus-Christ, le philosophe devient précepteur du futur roi de Macédoine, la relation qui s'établit est aussi singulière et enrichissante pour l'un que pour l'autre. Par ses démonstrations très concrètes sur une table de dissection, comme par ses réflexions éthiques et métaphysiques, Aristote transmet à son jeune élève la notion de «juste milieu», point d'équilibre entre deux extrêmes, si difficile à atteindre. De son côté, le fougueux Alexandre, qui désire déjà ardemment «ouvrir la gueule pour avaler le monde entier», offre des perspectives au maitre peu aventureux que son père lui a choisi.
Des cahutes enfumées aux chambres du palais, Annabel Lyon lève le voile sur deux hommes illustres dont l'admiration réciproque et l'intelligence ont transformé le monde. Au fil de dialogues incisifs et souvent très crus, elle explore avec finesse et jubilation des thèmes aussi universels que la transmission du savoir, les rapports filiaux, les conflits de génération, les jeux de pouvoir.

Mon avis : Vous connaissez Aristote ? Eh bien moi, depuis la lecture de ce livre je le connais très bien de sa naissance à sa mort ! Voilà l’avantage d’un livre historique qui nous en apprend beaucoup sur Aristote, Alexandre le Grand et Arrhidée.

Tout d’abord, j’aimerais dire que j’ai beaucoup aimé la lecture de ce livre qui m’a permis de connaitre une personne très importante qui est Aristote et Alexandre le Grand que je ne connaissais pas beaucoup. J’ai vu dans une vidéo de l’auteur qu’elle avait mis environ sept ans à écrire ce livre, je peux dire que ça en valait la peine car ce livre a été un réel COUP de COEUR malgré quelques bémols qui correspondaient à mes attentes personnelles. Globalement je ne me suis pas ennuyée à lire ce livre.

J’ai trouvé très fascinante l’écriture d’Annabel Lyon qui a utilisé une écriture contemporaine qui fait beaucoup de contrastes avec le thème de l’écriture qui est l’antiquité, j’ai trouvé cela vraiment super, de plus cela est une première fois pour moi, une découverte livresque très surprenante. Ce point m’a donc beaucoup plu. Un autre point très réussi de l’auteur est qu’elle a su écrire de l’Histoire (même si c’était de la fiction) sans ennuyer le lecteur, et cela n’est pas vraiment une chose facile, je remercie beaucoup d’avoir écrit ce livre.

Les détails, voilà le phénomène du livre, c’est la qualité première du livre, il contient des détails troublants, parfois on croirait même qu’elle y a vécu. Par exemple, les détails très précis de la médecine antique ou bien le quotidien sont tellement intéressants qu’ils nous empêchent de s’ennuyer. On voit réellement le travail derrière tout cet écrit, on peut voir qu’elle a fait des recherches très approfondies.

Parlons encore d’un bon point, le point de vue de l’histoire choisi, puisque l’auteur a davantage insisté sur le point humain et le préceptorat du personnage, donc on a pas la présentation des théories d’Aristote même s’il y a quelques touches qui font bien sur l’âme du personnage. On aperçoit aussi le pluralisme des travaux d’Aristote qui est davantage mis en avant.

Pendant toute la lecture, on aperçoit toujours les extrêmes que sont Philippe, le personnage façonné pour se battre qui ne conçoit pas la philosophie, et le personnage d’Aristote, philosophe, médecin axé sur la philosophie et qui ne veut pas de guerre. Malgré les différences des personnages, ils sont amis, mais parmi les extrêmes, il y a le “juste milieu” que vous connaitrez après la lecture.

Parlons de la relation de préceptorat entre Alexandre et Aristote, ils sont fascinés l’un par l’autre, ils sont à la pointe dans leur domaine, ils ont des faiblesses, ils sont complètement différents, mais chacun changera l’autre pour le transformer complètement ce qui est vraiment très bien ressenti pendant tout le roman, il y a un changement dans chacun. Ce livre présente donc bien que l’humain peut changer de ses convictions.

J'ai beaucoup aimé ce livre pour en faire mon coup de cœur, mais rien n’est parfait, donc il y a quelques bémols, car, je m’attendais beaucoup à un dialogue entre les deux protagonistes, qui reflèterait beaucoup les pensées des autres, car ici, on ne sent pas vraiment les longues conversations, mais je pense désormais qu’elle a su aussi faire bien comme ça. Le second bémol correspond au temps que l’on ne sent pas passer, il reste en place, on dirait, mais quand l’auteur nous dit “il y a six ans”, nous sommes profondément surpris, donc le temps passe sans que l’on sache.

Pour conclure, c’est mon coup de cœur mais comme rien n’est parfait, il y a quelques (deux) bémols qui font quand même que le roman est super agréable à lire et que je le conseille à tout le monde. Bonne lecture.

Note : 5/5
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Re: [Lyon, Annabel] Le juste milieu

Message par jostein le Mar 13 Sep 2011 - 15:03

Je viens d'en voir une autre bonne critique dans la presse. Je le note donc sur ma liste. Merci
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Re: [Lyon, Annabel] Le juste milieu

Message par Aaliz le Jeu 6 Oct 2011 - 12:31

Coup de coeur pour moi aussi.
Mais pourquoi CE livre en particulier me demanderez-vous ?
Eh bien d’abord parce qu’il s’agit d’un roman historique et que je suis passionnée d’Histoire.
Et aussi parce qu’il traite (secondairement certes mais c’est toujours ça) de mon personnage historique préféré, adulé, chéri d’entre tous : Alexandre Le Grand.

Le juste milieu est en réalité une biographie romancée du célèbre Aristote se concentrant essentiellement sur la période qu’il a passée en Macédoine comme précepteur du jeune Alexandre. Le récit se fait à la première personne et nous happe totalement nous plongeant en pleine Macédoine antique.
Le style est agréable, posé, quelques fois ponctué de mots vulgaires que j’ai trouvé déplacés. Enfin … disons que mis dans la bouche des Macédoniens, je peux comprendre que l’auteur ait souhaité marquer le contraste entre le côté rustre et grossier des mœurs macédoniennes par opposition au raffinement et à la sophistication des mœurs grecques. Mais des grossièretés mises dans la bouche d’Aristote, ça m’a gênée. Mais je précise bien qu’elles sont très ponctuelles, c’est d’autant plus dérangeant car pas en accord avec le ton et le style employé dans la majorité du récit.
Je vous rassure, j’ai commencé par un point négatif mais c’est le seul reproche que j’ai à faire à ce roman.
En vérité, je l’ai adoré et ça a été un véritable coup de cœur.
Je craignais que l’auteur insiste trop sur les théories philosophiques d’Aristote mais il n’en est rien. Les passages où il donne des leçons à Alexandre sont finalement peu nombreux et très clairs et ne sont pas sans pousser le lecteur à la réflexion. L’essentiel du récit se concentre principalement sur la propre formation d’Aristote et sur sa vie privée. Le cadre évènementiel est très présent et bien expliqué, les descriptions des personnages et de leur caractère sont réalistes et en accord avec ce qu’en dit la recherche historique. J’ai apprécié que l’auteur précise en fin d’ouvrage les éléments purement fictionnels et les « aménagements » faits à l’Histoire pour les besoins du récit.
J’ai l’impression, à la sortie de cette lecture, de mieux connaître Aristote. Il n’est plus pour moi le simple philosophe que tout le monde connaît mais un être humain qui a vécut, grandit, ressentit, aimé.
J’ai vraiment apprécié de voir revivre sous la plume d’Annabel Lyon ces grands personnages de l’Histoire que furent Aristote, Philippe de Macédoine, Platon et bien sûr Alexandre. Elle a su recréer avec intelligence ce qu’ont pu être les rapports entre Aristote et le jeune futur conquérant ainsi que l’influence que le précepteur a pu avoir sur son prestigieux élève.

Un petit extrait :

« « Non, dis-je, un roi doit toujours s’exprimer clairement.
- Parler, parler, parler… J’en ai assez ! Assez des leçons, de la diplomatie, assez de rester au palais pour charmer les dignitaires de passage à la cour de mon père. Savez-vous ce que Carolus m’a appris ? Il m’a dit qu’il n’y avait jamais aucune vérité dans les mots, mais seulement dans le corps. Il dit aussi que dès qu’un personnage parle, c’est pour dissimuler ce qu’il veut vraiment dire. Les mots sont la surface sous laquelle il faut regarder. Il dit que les meilleurs acteurs sont ceux qui parlent avec leur corps, et qu’on se souvient davantage de leurs gestes que des mots qu’ils prononcent.
- J’imagine qu’il parlait du théâtre … »
J’imagine que ce qu’il voulait, c’était mettre le garçon à quatre pattes.
« Il parlait de la vie. Nous sommes tous plus vrais par le corps que nous ne pourrons jamais l’être par la parole.
- J’aimerais beaucoup voir Carolus exprimer un théorème pythagoricien sans aucun recours à la parole …
- J’ai envie de me battre. » »

Bref, je loue le remarquable travail de recherche et d’écriture qu’a effectué Annabel Lyon et je conseille vivement ce roman.
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Re: [Lyon, Annabel] Le juste milieu

Message par AnaïsP le Jeu 6 Oct 2011 - 15:25

Merci pour cette découverte -qui m'a l'air passionnante- je m'empresse de me le noter!
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Re: [Lyon, Annabel] Le juste milieu

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