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[Connelly, Michael] Harry Bosch - Tome 20: Mariachi plaza

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Message par Sharon le Mer 4 Mai 2016 - 15:18

[Connelly, Michael] Harry Bosch - Tome 20: Mariachi plaza Cover811

Titre : Mariachi plaza.
Auteur : Michael Connelly
Editeur : Calmann- Lévy
Nombre de pages : 432 pages.

Présentation de l’éditeur :

À l’unité des Affaires non résolues du LAPD, les victimes meurent rarement une décennie après le crime. C’est pourtant ce qui arrive au mariachi Orlando Merced : le musicien succombe à ses blessures dix ans après avoir reçu une balle lors d’une fusillade apparemment sans autre but que celui de faire respecter la loi des gangs et de terroriser la population. L’inspecteur Harry Bosch hérite donc d’une affaire avec un cadavre certes encore frais, mais aux pistes quasi inexistantes. Rien de mieux pour un vieux de la vieille comme lui qui doit enseigner le métier à sa nouvelle coéquipière Lucia Soto. Étoile montante du service après s’être comportée de façon héroïque au cours d’une fusillade, elle n’a néanmoins aucune expérience véritable du travail d’enquête et c’est à Bosch qu’on demande de la former avant de prendre sa retraite. Décision de la hiérarchie.

Mon avis :

Harry Bosch est de retour, et cela fera plaisir à ses fans.Il m’a semblé apaiser – ou presque. Il a noué des liens avec sa fille Maddie, dont il a la garde depuis la mort de sa mère (voir Les neuf dragons à ce sujet : celle-ci envisage de devenir policier, un moyen de rébellion comme un autre contre son père, qui veille étroitement sur elle. La vie personnelle d’Harry est remplie de relations inachevées, d’occasion manquée – et il le sait, ne s’attendant plus trop à un changement. Sa carrière – pas sûre qu’il aimerait ce mot – touche à sa fin, plus qu’un an à tirer, plus qu’un an avant que l’on trouve le moyen de ne pas lui verser l’intégralité de sa pension, un grand classique dans la police. Il a aussi le privilège de devoir former une jeune enquêtrice, qui s’est retrouvée à ce poste non en gravissant les échelons, mais grâce à un acte de bravoure qui a permis de la promouvoir. En France, on aurait parlé de « minorité visible ». Atout pour la brigade: elle parle espagnol, langue qu’Harry Bosch ne maîtrise pas vraiment.
Je me suis demandée comment cette affaire serait qualifiée en France. En effet, il est rarissime d’enquêter sur un « cold casse » dont la victime vient de décéder, des suites de ses blessures reçues dix ans plus tôt, ce qui n’est pas vraiment une belle promotion pour la médecine. En revanche, Orlando Merced était devenu l’image même des minorités victimes des guerres de gang, et l’ancien maire n’hésitait pas à l’exhiber, pardon, le faire participer à ses campagnes.
Si Harry Bosch devait rédiger le manuel du parfait enquêter, il parlerait tout d’abord d’acharnement : il ne compte pas ses heures, et Lucia, sa nouvelle équipière, non plus. Il ne prend pas toujours le temps de respecter les règles – la paperasserie, les rapports à ses supérieurs ne sont pas ses priorités, et il déplore que cela le soit devenue. Je ne parle même pas du budget à respecter, ou des fonds à trouver dès qu’Harry veut suivre une piste – pas sûre qu’en France, de telles démarches seraient possibles, mais, en même temps, les Etats-Unis sont tellement vastes. Un bon rapport qualité/prix est exigé, et un hébergement bon marché, un restaurant peu coûteux font partie des éléments que les enquêteurs doivent connaître, au point que l’on se demande quand ils peuvent vraiment se concentrer sur leurs enquêtes.
D’abord, s’appuyer sur ce qu’ont fait leurs prédécesseurs. Harry Bosch n’a pas l’arrogance de se croire meilleur que les autres, il est un, parmi d’autres, et je ne résiste pas au plaisir de citer ses préceptes : Les bons flics ont tous comme un espace creux en eux-mêmes. Un vide où la flamme ne cesse de brûler. Pour quelque chose. Appelons ça la justice. Ou le désir de savoir. Le besoin de croire que les tenants du mal ne sauraient profiter des ténèbres à jamais.
Puis, être patient. Enquêter est un travail de fourmi, entre lectures de rapport, d’articles de journaux, interrogatoires de témoins qui ont déjà tout dit, qui pensent avoir tout dit, ou qui ne veulent surtout pas tout dire. C’est aussi faire le lien avec d’autres enquêtes, liens que le recul des années permet d’établir – et de montrer que, si les nouvelles technologies ont du bon, rien ne vaudra jamais la communication entre les services de police – il faut simplement s’en donner la peine. Pas toujours facile, pas toujours possible. Au passage, les journalistes en prennent aussi pour leur grade, si prompts sont-ils à écrire ce qui les arrange. Quant aux hommes politiques, ils pensent d’abord aux élections, au pouvoir, et tout ce qui peut leur être utile est bon à prendre. Mais Harry Bosch le savait déjà, son équipière s’en doutait largement aussi. Ajoutons qu’Harry ne lui cache pas que faire équipe avec lui n’est pas sans risque (voir presque tous les tomes précédents) mais il n’est pas de policiers sans faille.
Mariachi plaza ravira les fans de Connelly, et plaira aux amateurs de romans policiers.
PS : le titre anglais est The burning room. A la lecture du roman et à la façon dont Harry Bosch considère le rôle du policier, je le trouve plus parlant.
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Message par Cassiopée le Mer 29 Juin 2016 - 17:30

Mon avis

Ce bon vieil Harry ....


Un supporter anglais me voyant avec ce livre à la main, à Saint-Etienne, où allait jouer son équipe (Euro 2016) m’a interpellée pour me dire : « Harry Bosh is your friend?? » « Yes, oui, Harry est un bon ami à moi » et c’est avec plaisir que je le retrouve. Et comme c’est mon pote, je lui pardonne ses imperfections. Même si je préfère de loin, lorsqu’il officie dans un excellent cru. Pour ce dernier opus, ce sera bon.

Cette fois-ci, mon détective préféré, relégué par ses chefs aux Cold Case, est affecté sur une affaire datant de plus de dix ans. Orlando Merced, Mariachi, est décédé. Il avait été gravement blessé alors qu’il jouait avec son orchestre et bien sûr, personne n’avait pu coincer le tireur. Maintenant qu’il n’est plus là et qu’on a récupéré la balle qui était fichée dans son corps, Harry va donc s’y mettre, avec la petite jeune qu’on vient de lui coller dans les pattes : Lucia Soto. Ce n’est pas vraiment qu’il apprécie sa présence mais il n’a pas vraiment le choix alors autant faire avec …. Mais cette jeune femme a un comportement étrange et Harry se demande si elle ne poursuit pas un but caché en étant entrée dans la police….. A cause de cela, ce n’est pas une enquête mais deux qu’il va devoir gérer, qu’ils vont devoir serait d’ailleurs plus exact, car ils font équipe, et d’ailleurs, Lucia a bien l’intention de prendre une place et d’avoir voix au chapitre.
Leur binôme ne va pas trop mal fonctionner et une fois la confiance établie, chacun pourra se consacrer à sa part de recherches. Ce ne seront pas toujours les mêmes mais elles se complèteront.

Comme toujours, Michael Connely nous entraînera à droite à gauche avant de distiller, petit à petit, quelques indices. Les deux histoires vont finalement avoir des points communs et il est intéressant de remarquer comment ces faits sont amenés. Il fallait y penser, félicitations sur ce coup là Monsieur Connelly !

L’intrigue est plutôt linéaire même si on passe d’une enquête à une autre. On suit les protagonistes dans un « espace temps et lieu » régulier sans retours en arrière (ou pas souvent). C’est un peu dommage car l’auteur m’avait habituée à plus « fouiller » le passé de ses personnages. Mais la lecture est plus aisée ainsi et on ne risque pas de ne plus savoir où on en est. On est bien pris par les protagonistes et on essaie de démêler nous-mêmes les fils de ce sac de nœuds car il y en a un gros !!

L’écriture de l’auteur est toujours plaisante (bravo au traducteur). Agrémenté de dialogues bien ciblés, elle est fluide et dynamique. Les relations de Harry Bosh avec les femmes me font sourire. Que ce soit sa fille, sa collègue, son ex, ou autres….il a quand même des difficultés à trouver le ton juste. Est-ce que c’est un vieux ronchon bourru ou un grand timide qui s’ignore ? Sans doute un savoureux mélange des deux et surtout, surtout, un type bien, un homme intègre qui reste droit dans ses bottes, comme nous le démontre la dernière scène….

J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman même si j’ai trouvé qu’il lui manquait un petit quelque chose pour être aussi profond que d’autres du même auteur. Sans doute la dimension suspense et le côté torturé et psychologique des individus n’est-elle pas autant approfondie que certaines fois mais il n’en reste pas moins que c’est une lecture de qualité.
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Message par Cassiopée le Mer 29 Juin 2016 - 17:31

Tu n'as pas voté Sharon?
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Message par Lariflette le Jeu 17 Nov 2016 - 17:55

Vos critiques me tentent...
Merci

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