Partage lecture
Pour rejoindre notre grande communauté, il suffit de cliquer sur "S'enregistrer" (en bas de cette fenêtre)!
Après votre inscription, vous recevrez dans la boîte e-mail dont vous avez indiqué l'adresse un lien sur lequel il va falloir cliquer pour activer votre compte avant de pouvoir vous connecter et participer avec nous.

Afin d'aider les nouveaux à se familiariser avec le forum, nous avons mis au point un système de parrainage.
Vous recevrez un message privé sur le forum de la part de votre parrain.

Au plaisir de vous compter parmi nos membres.

L'administratrice

Rejoignez le forum, c’est rapide et facile

Partage lecture
Pour rejoindre notre grande communauté, il suffit de cliquer sur "S'enregistrer" (en bas de cette fenêtre)!
Après votre inscription, vous recevrez dans la boîte e-mail dont vous avez indiqué l'adresse un lien sur lequel il va falloir cliquer pour activer votre compte avant de pouvoir vous connecter et participer avec nous.

Afin d'aider les nouveaux à se familiariser avec le forum, nous avons mis au point un système de parrainage.
Vous recevrez un message privé sur le forum de la part de votre parrain.

Au plaisir de vous compter parmi nos membres.

L'administratrice
Le Deal du moment : -20%
Bon plan rentrée : PC portable Asus à ...
Voir le deal
319 €
Le Deal du moment : -67%
Carte Fnac+ à 4,99€ la première ...
Voir le deal
4.99 €

[Huyghe, Christophe] L'Hôte

Aller en bas

Quel est votre avis sur cette pièce de théâtre ?

[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_lcap0%[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_rcap 0% 
[ 0 ]
[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_lcap0%[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_rcap 0% 
[ 0 ]
[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_lcap0%[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_rcap 0% 
[ 0 ]
[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_lcap100%[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_rcap 100% 
[ 1 ]
[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_lcap0%[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_rcap 0% 
[ 0 ]
[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_lcap0%[Huyghe, Christophe] L'Hôte Vote_rcap 0% 
[ 0 ]
 
Total des votes : 1
 

[Huyghe, Christophe] L'Hôte Empty [Huyghe, Christophe] L'Hôte

Message par elea2020 Mar 27 Juil 2021 - 20:19

L'Hôte
Christophe Huyghe
121 pages
Editions Maïa
24/02/2021

[Huyghe, Christophe] L'Hôte Th10


Présentation de l'éditeur :
On aimerait bien nous resservir un peu de l’ordinaire dans le « bar à Monique », la tenancière forte en couleur autour de laquelle gravite une panoplie de personnages presque aussi gratinés les uns que les autres. Au sein de ce bar, qui est et n’est pas un bar de tous les jours, un inconnu quelque peu étrange débarque. Qui est-il ? D’où vient-il ? Que veut-il ? S’ingénie-t-il à nous faire comprendre quelque chose de son « ailleurs », soulignant par là la contingence de notre « ici », quand il ne tend pas aussi devant nos yeux étonnés le miroir d’une certaine humanité inquiétante, aux frontières de la folie ? Notre propre inhumanité ?
Une comédie loufoque, entre rationnel et irrationnel, interprétée par une femme et neuf hommes.

Un mot sur l'auteur :
Titulaire de plusieurs diplômes en sciences humaines, Christophe Huyghe a développé "une sensibilité absurde" en lisant les grands auteurs : Ionesco, Kafka, Camus… Le théâtre est pour lui le lieu vivant de la rencontre, du questionnement devant l’éternel silence. Genre littéraire à part entière, il doit être lu avant d’être joué. Une première pièce déjà publiée : Le Dernier des pauvres.

Mon avis :
L'empereur est nu ! semblent proclamer les personnages de cette pièce inclassable. Mais qui est l'Empereur ?

Cette courte pièce en deux actes arrivera à son terme et, en bon philosophe, il est possible que l'auteur nous laisse avec plus de questions que de réponses ; il est peut-être même possible que les questions ne débouchent que sur du vide, sur une comédie ironique et blasée sur l'homme et l'absurde de son existence.

Ainsi, la scène s'ouvre sur un café (unité de lieu), régenté par l'imposante Monique, qui n'a pas la langue dans sa poche, ni les mains. Elle lave ses verres comme Sganarelle chantonne en buvant au début du Médecin malgré lui, ce qui pose le ton, tout de truculence et de particularismes. Chez Monique, on le sent, se tiennent des habitués - du reste, on ne sait pas si le café est vraiment ouvert. Nous trouvons Gérard, le limonadier ch'ti (qui parle ch'ti et il faut déchiffrer, je gage que c'est plus facile à voir sur scène). Gérard est un homme costaud, assez bas du front, il passe le plus clair de son temps à livrer de la limonade et à peloter Monique dans l'arrière-boutique : ils ont la santé, car ils doivent bien y revenir trois fois dans la pièce. Parfois il se met en colère, et souvent il prête le bras pour porter l'un ou l'autre, ivre, évanoui, drogué... Ensuite, le Docteur, un peu ancienne école, qui pérore et se réhydrate à une vitesse hallucinante.

Sur ce, arrive (peut-on dire "entre" ? non, car il est là, c'est tout) un inconnu, en retrait, peu sociable. Il observe, non dénué d'une certaine innocence et d'une pointe d'ironie involontaire dans sa franchise. C'est l'effet miroir de l'"autre", l'étranger, venu en fait d'une autre planète, il habite temporairement l'enveloppe d'un homme choisi au hasard. Les réactions s'agrègent autour de l'inconnu : il fait s'interroger, s'agacer (par son mutisme), s'inquiéter. On essaie de comprendre d'où il vient, ce qu'il est venu faire. Est-il d'ailleurs venu prendre des informations, délivrer un message ?

Nous ferons connaissance également avec le coquet et le coach, le coquet étant un coiffeur (efféminé), le coach une sorte de faire-valoir et défouloir des autres, on ne comprend d'ailleurs pas très bien pourquoi on lui en voudrait tant. C'est peut-être énervant un prétendu connaisseur de la psyché, mais on le fait travailler, on l'emploie, non ?

Cela doit être une pièce assez amusante à voir au théâtre, car cela bouge, il y a de l'agitation, les personnages sont typés (comme dans une farce), et décochent des jets d'humour graveleux, cela avec des répliques bien écrites, un style vif, alerte, des jeux sur le langage, le sens des mots - c'est en cela que j'ai le plus apprécié l'aspect absurde. J'ai (nettement) moins aimé les clichés (je laisse le bénéfice du doute à l'auteur d'avoir voulu en rire ou les dénoncer, mais au 36e degré on peut toujours dire ce qu'on veut), le coiffeur maniéré "en transition", la tenancière de bar grossière et... grosse, l'homme de charge tripoteur, le docteur qui parle trop bien, les policiers à l'accent allemand... Bref ! J'ajoute que l'humour scatologique à haute dose me lasse vite, il est vrai que c'est d'un seuil personnel qu'il s'agit.

Je gage que nous devrions comprendre à la fin de cette pièce que l'Empereur est nu et laid, et que, nous qui voyons ces spécimens sur scène, nous sommes nus et laids à nos moments. Qu'est-ce qui peut rattraper ça ? Le langage, sans doute...

Je vote moyennement apprécié, avec une note de 3/5.

Citations :
"[...] Dans la petite ville donc de Le Moisil, on s'ennuie ferme. Non pas d'un ennui morne, mélancolique, avare de propos, qui peut friser l'indélicatesse à force de troubles "intériorisés" à l'ordre établi, mais d'un ennui éloquent qui peut vous saisir à tout moment et qu'on n'a de cesse de colmater, de remplir par toutes sortes de jacassements, de pinaillages incessants." (page 5 - didascalie)

"Et sous quel prétexte ? Mais j'vais vous l'dire, Monsieur ! Sous prétexte, Monsieur, que vous enfrogniez, c'est comme ça qu'on dit, j'crois, hein ? Bref... j'men tape ! Que vous enfrogniez ma liberté, Monsieur ! Et vous allez me dire ma liberté de quoi ? Ma liberté de quoi ? Enfin non vous allez rien m'dire, puisque vous mouchez qu'dalle ! Ben ma liberté, oui Monsieur, de vous servir ou pas ! (En accentuant chaque mot, qu'elle scande en tapotant de l'index sur le comptoir) Vous-enfrogniez-ma-liberté-de-vous-servir-ou-pas ! Et bien oui ! Et bien oui ! Ca c'est une trouvaille, hein ?" (Monique - page 24)

"Pas besoin de se déplacer nécessairement pour éprouver extérieurement une vie fixée qui respire, palpite à chaque instant, en symbiose profonde avec son environnement." (Page 94 - l'inconnu)

_________________
"Ainsi vécut Raphaël pendant plusieurs jours, sans soins, sans désirs, éprouvant un mieux sensible, un bien-être extraordinaire, qui calma ses inquiétudes, apaisa ses souffrances. Il gravissait les rochers, et allait s'assoir sur un pic d'où ses yeux embrassaient quelque paysage d'immense étendue. Là, il restait des journées entières comme une plante au soleil, comme un lièvre au gîte." Honoré de Balzac, La Peau de chagrin.

Mémoires intimes de Napoléon Ier par Constant, son valet de chambre, de Constant Wairy. / Cacao, de Michèle Kahn.


=> PàL 2020

=> PàL 2021
elea2020
elea2020
Grand sage du forum
Grand sage du forum

Féminin
Nombre de messages : 3382
Age : 53
Localisation : 44
Emploi/loisirs : enseignante en reconversion
Genre littéraire préféré : dystopies et classiques, littérature russe
Date d'inscription : 02/01/2020

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum