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[Colombani, Marie-Françoise et Quillet, Clarisse] Celle que j'ai laissée

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Message par elea2020 Ven 5 Nov 2021 - 13:29

Celle que j'ai laissée
Marie-Françoise Colombani
Clarisse Quillet

Actes sud
94 pages
Mai 2021
ISBN : 978-2-330-15143-0

[Colombani, Marie-Françoise et Quillet, Clarisse] Celle que j'ai laissée 97823312

Résumé de couverture :
"Qui ou quoi te manque le plus ?" C'est la question que nous avons posée à des mineurs isolés étrangers, filles et garçons, pour qu'ils racontent ce qu'il y a derrière leur prénom ou leur origine géographique : une histoire qui a commencé bien avant leur départ. Une histoire d'amour, d'attachement et de tendresse qui ne les a pourtant pas empêchés de se lancer à 13 ou à 15 ans sur des chemins dangereux où ils savaient qu'ils pouvaient perdre la vie pour un monde qu'ils pensaient meilleur. "Ma maman", ont-ils répondu à une très large majorité. Ecoutez Ellis, Mohamed, Cynthia, Abdoul, Yassir, Kadi...

Note sur les auteures : Marie-Françoise Colombani est éditrice et grand reporter au magazine Elle, elle est auteure de 8 livres. Clarisse Quillet est également journaliste.

Mon avis :
J'ai apprécié cette lecture, rapide mais pas facile. La préface de Boris Cyrulnik illustre bien le sujet sensible : "ces voyages ne sont pas des explorations difficiles et épanouissantes, ce sont des pertes irrémédiables". J'ai eu connaissance par des traductions que j'ai faites de la revue Nature du vécu traumatique des migrants, notamment les jeunes ; j'ai conscience aussi, comme le dit Marie-Françoise Colombani que, quoi qu'on en pense, on pourra de moins en moins empêcher ces mouvements migratoires à l'avenir.

Si une chose doit être sûre, au travers des témoignages de ces jeunes, c'est qu'on ne se lance pas dans ce périple pour des raisons fantaisistes, ni pour l'appel d'un Eldorado où l'on s'enrichirait facilement. Certes, ces enfants à 13 ou 15 ans ne savaient pas grand-chose de l'Europe, souvent même ils s'engageaient dans le départ sans savoir où ils iraient, par concours de circonstances, et toujours pour fuir une situation bien plus dure, où ils n'auraient sans doute pas fait long feu.

Ils sont 13 jeunes, 3 filles et 10 garçons, provenant essentiellement de pays d'Afrique, ou d'Egypte et d'Afghanistan pour deux d'entre eux. Ce sont des pays où ils connaissaient la guerre, l'extrême pauvreté ; ils ont souvent perdu leur père et leur situation a dégénéré ensuite - manque de ressources, arrêt de l'école pour travailler, exploitation par leur famille. Les filles ont fui le mariage forcé, l'excision à l'âge adulte pour l'une. On voit bien en filigrane la condition des femmes, les mères, et c'est poignant. Parfois elles ont aidé et encouragé leur enfant à partir, souvent ils ont dû fuir sans la prévenir, et elle n'a eu des nouvelles que longtemps après. J'ai eu le coeur serré en me disant que si la proportion de filles était aussi faible, c'est qu'elles sont davantage prisonnières dans leur pays, sans même cette option de se sauver.

Ces enfants ont tout traversé, dans des conditions dantesques : le désert, les flots où nombre de gens se noyaient autour d'eux, les camps de réfugiés, quand ce n'est pas les mauvais traitements, le viol... Ils ont affronté la violence, le vol de leurs maigres ressources, le travail "gratuit" pour pouvoir s'embarquer. Certains, handicapés, ont dû dépasser leurs forces, se blesser pour y arriver ; ils ont tous fait preuve d'un courage et d'une résilience hors du commun. C'est moi qui le dis, parce qu'eux n'évoquent que leur chance, leur espoir de s'insérer, d'avoir leurs papiers, et de pouvoir aider un peu leur famille en envoyant de l'argent. Je pense qu'on imagine, on s'informe, on se représente les conditions de vie des migrants, mais il reste difficile pour beaucoup de vraiment ressentir ce qu'ils traversent, se projeter à leur place. Peut-être un livre comme celui-ci pourra-t-il aider, mais peut-être aussi fera-t-il simplement plus souffrir d'impuissance et d'angoisse un jeune public déjà affecté par les conditions qui nous entourent.

Citations :
Ma grand-mère nous a appris beaucoup de choses, on faisait tout ensemble. Nous allions acheter de grands sacs de charbon et, après, on le mettait dans de petits sacs que nous vendions au marché. Ma grand-mère parlait le kilanga, et elle chantait en kikongo, la langue de son village, une langue difficile.
C'étaient des chants qui parlaient des dieux.
(Page 10)  

Elle avait de la peine pour moi et, ce jour-là, c'est moi qui l'ai consolée. A partir de là, je me suis dit que la vie était un combat, que je le gagnerais et que je ferais des choses pour que ma mère se sente bien, qu'elle puisse manger de la viande, du poulet, qu'elle puisse bien s'habiller, et tout, et tout.

Je voulais qu'elle ne manque de rien. Je me suis juré que tout ce que je ferais et tout ce que j'aurais dans la vie ça serait pour elle. C'est elle qui me manque le plus.
(Page 19)

Quand je leur dis qu'on achète des trucs tout faits, elles [leurs mères] crient : "Nooon ! Mais pourquoi vous ne faites pas la cuisine ?"
On a essayé mais ce n'est jamais aussi bon. Elles, elles la font par amour, et, nous, simplement pour manger.
(Page 41)

_________________
"Ainsi vécut Raphaël pendant plusieurs jours, sans soins, sans désirs, éprouvant un mieux sensible, un bien-être extraordinaire, qui calma ses inquiétudes, apaisa ses souffrances. Il gravissait les rochers, et allait s'assoir sur un pic d'où ses yeux embrassaient quelque paysage d'immense étendue. Là, il restait des journées entières comme une plante au soleil, comme un lièvre au gîte." Honoré de Balzac, La Peau de chagrin.

Communautés et solitudes, tome 3 de La Vie d'Oru, héros désabusé de Jules Jéromon (Julien Bonin) / La Maison du Chat-qui-pelote, d'Honoré de Balzac.


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