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[McDowell, Michael] Blackwater - Tome 1: La Crue

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Message par elea2020 Sam 26 Mar 2022 - 17:19

Blackwater, tome 1
La Crue

Michael McDowell
Traduit par Yoko Lacour
Monsieur Toussaint Louverture (poche)
250 pages
avril 2022
ISBN : 9782381960456

[McDowell, Michael] Blackwater - Tome 1: La Crue Cvt_bl10


Résumé de couverture :
Alors que les flots sombres et menaçants de la rivière submergent Perdido, une petite ville du sud de l'Alabama, les Caskey, une riche famille de propriétaires, doivent faire face aux innombrables dégâts provoqués par la crue. Mené par Mary-Love, la puissante matriarche, et par Oscar, son fils dévoué, le clan s'apprête à se relever. Mais c'est compter sans l'apparition, aussi soudaine que mystérieuse, d'Elinor Dammert, jeune femme séduisante au passé trouble, dont le seul dessein semble être de s'immiscer au cœur de la famille Caskey.

Mon avis :
J'ai apprécié de lire ce premier tome d'une saga de six volumes, le second étant également offert par la maison d'édition dans le cadre d'un partenariat "Masse Critique" Babelio.

D'emblée, le lecteur est projeté dans le flot de l'action, juste après la crue de la rivière aux eaux rouge sombre, la Perdido, alors qu'entre en scène le jeune Oscar, assisté de son serviteur Bray, tous deux partis en reconnaissance pour évaluer les dégâts. Or, tandis qu'ils approchent des fenêtres du premier étage de l'hôtel Osceola, ils constatent qu'une personne vivante se tient dans l'une des chambres. Que faire d'autre que sauver la jeune femme qui a passé là quatre jours sans boire ni manger (et sans paraître aucunement affectée) ?

C'est ainsi qu'Oscar introduit Elinor Dammert, jeune femme aux cheveux roux presque rouges comme les eaux de la Perdido (j'aime ce nom espagnol, il donne une certaine classe aux lieux), et peu à peu celle-ci s'installe au sein de la famille Caskey, composée de la mère Mary-Love, inséparable de sa fille Sister, jeune femme effacée qui ne vivra jamais ailleurs), d'Oscar, de James, frère de Mary-Love, de Genevieve, épouse fantasque de James, actuellement partie vivre seule avec sa bouteille à Nashville, et de Grace. Ce sont tout d'abord James et Grace qui hébergent Elinor et s'en trouvent très heureux, avant qu'Oscar ne se rapproche de la jeune femme.
Elinor a tout perdu, y compris ses papiers et diplômes, elle dit venir du Nord de l'état d'Alabama, toute sa famille étant disparue. Ce n'est certes pas le seul mystère qui plane autour de la jeune femme, qui marque une affinité on ne peut plus étroite avec l'élément liquide en général et la rivière Perdido en particulier... Elle va toutefois se faire sa place en enseignant à l'unique école de la petite ville.

Peu à peu, nous découvrons le décor, ce microcosme à la fois banal et un peu étrange, d'une petite ville ennuyeuse du Sud, dans laquelle la ségrégation est bien marquée. Il est vrai que nous sommes en 1919, que la vie est assez lente et tranquille, entre l'église Zion Grace, menée de main de maître par Annie Bell Driver, pasteur, les scieries des trois familles riches de la ville, et le quartier noir misérable Baptist Bottom. On s'y ennuie fermement, on y travaille dur aussi, on y étouffe en été en buvant des litres de thé glacé sur le porche, mais de temps à autre une disparition inexpliquée réveille les vieilles légendes, lesquelles alimentent à foison les cauchemars des enfants.

Quant aux adultes, ils sont les uns aux autres leur propre cauchemar : Mary-Love a développé une emprise féroce sur ses deux enfants, mais lorsqu'il s'éprend d'Elinor, Oscar va (fort timidement le plus souvent) braver son autorité, si bien que la matriarche prend véritablement sa bru en grippe, laquelle s'en moque bien et lui résiste fermement, sans violence. Il sera toujours temps de comprendre plus tard ce qui arrive aux personnes qui lui ont déplu, comme Genevieve, car les signes inquiétants s'accumulent, comme la boue de la crue et ses relents fétides.

Le roman se lit facilement, l'action est bien dosée, avec des temps forts qui font monter la tension, nous plongeant dans une ambiance un peu similaire aux romans de Stephen King, quoique pour ce premier tome le caractère horrifique annoncé se fasse attendre. Le décor, l'environnement naturel sont bien rendus, les personnages sont intéressants, un peu stylisés. Les relations entre les personnages sont essentiellement évoquées par des dialogues ou des actions, l'analyse psychologique est assez simple mais judicieuse : l'auteur sait pointer un détail qui va de travers, nous guidant sans en faire trop.

Je ne pourrais pas prétendre avoir trouvé Elinor antipathique, j'aime plutôt son flegme élégant qui la rend inatteignable ; de toute façon, Mary-Love, qui joue si bien les victimes expiatoires manipulatrices, est un repoussoir efficace. Par ailleurs, j'ai un peu pitié d'Oscar ou de Sister, mais leur caractère timoré ne me les a pas fait paraître touchants. Je suis curieuse de la suite, sans être totalement captée ou séduite. Je préfère presque plus tout ce qui est "autour", ce qui est dit de la ville et de son architecture sociale, que ce qui arrive aux Caskey.

Enfin, je me dois de dire quelques mots de l'objet-livre : curieux format poche agréable à tenir, d'une jolie couverture aux couleurs complémentaires, et motifs dorés, le tout dans un style art déco qui sied bien à l'époque : "les couvertures (...) ont été dessinées par Pedro Oyarbide, sous la direction de Monsieur Toussaint Louverture, dans l'idée de leur donner un aspect qui, tout en s'inscrivant dans le temps, parviendrait à lui échapper". Cela donne effectivement envie de les avoir tous côte à côte sur leur étagère. (4/5)

Citations :
- Vous voyez quoi, Monsieur Oscar ?
- Pas grand-chose, des dégâts. Des soucis quand l'eau va baisser.
- C'est toute la ville qui va avoir des soucis quand l'eau va baisser. On devrait pas rester là, Monsieur Oscar. On pourrait tomber sur n'importe quoi.
(Page 11)

À Perdido, les femmes se moquaient toujours des hommes. Les Yankees de passage logeaient à l'Osceola, discutaient avec les propriétaires des scieries, faisaient leurs courses dans des boutiques tenues par des hommes et se faisaient couper les cheveux par un homme en bavardant avec une clientèle masculine, sans jamais se douter une minute que c'étaient en réalité les femmes qui dirigeaient la ville. (Page 40)

Cependant, il y avait dans sa façon de parler une sorte d'étrangeté, comme si elle avait été habituée à s'exprimer dans une autre langue, une langue qu'il ne reconnaissait pas. Il fut soudain frappé d'une vision, aussi précise qu'improbable, d'Elinor étendue sur son lit à l'Osceola, prêtant l'oreille aux voix des hommes dans les chambres voisines pour en imiter l'intonation et en mémoriser le vocabulaire. (Page 40-41)

Quelquefois, en rentrant de la scierie en fin d'après-midi, il contemplait ces chênes surgis du sable par miracle et s'exclamait : "Maman, tu as déjà vu pousser quelque chose aussi vite que ces arbres ?"
Et Mary-Love, assise sous le porche, disait simplement : "Ce sont les arbres d'Elinor."
Et Sister, assise à ses côtés, ajoutait : "Elinor les adore."
Et Elinor, lorsqu'elle lui ouvrait la porte, concluait : "Rien ne poussait là. Il fallait bien qu'on ait quelque chose."
(Page 186)
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Message par elea2020 Sam 26 Mar 2022 - 17:45

Petit bonus :
Les rivières Perdido et Blackwater, en Alabama : pour ceux que ça tente, on peut y faire un trail.

[McDowell, Michael] Blackwater - Tome 1: La Crue Listin10

Les chênes d'eau (water oak) plantés par Elinor, lorsque la crue a laissé une étendue stérile de boue sableuse. Ils poussent ensuite d'une manière fantastiquement rapide.

[McDowell, Michael] Blackwater - Tome 1: La Crue 7bdf9310

Ce sont les arbres dont il est question dans la dernière citation.

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