[Desplechin, Marie] Babyfaces
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Votre avis sur Babyfaces de Marie Desplechin
[Desplechin, Marie] Babyfaces
![[Desplechin, Marie] Babyfaces Babyfa10](https://i.servimg.com/u/f46/14/26/36/24/babyfa10.jpg)
Titre : Babyfaces.
Auteur : Marie Desplechin.
éditeur : L'école des loisirs
Nombre de pages : 139.
Quatrième de couverture :
A l'école, personne n'aime Nejma. Elle est nulle, méchante, moche et mal habillée; En plus, elle crache par terre. Mais on ne lui dit jamais rien, parce que tout le monde sait qu'il ne fait pas pousser à bout une personne qui n'a rien à perdre.
Aussi, le jour où Jonathan Suyckerbuck, grand amateur de catch, est retrouvé inconscient derrière la porte de la cantine, c'est Nejma qu'on accuse. Elle a beau se défendre, personne ne la croit. Elle fait une coupable idéale;
Mais Nejma n'est pas aussi seule qu'elle veut bien le croire. Au tour de son voisin Rajanikanth alias Raja, aliasFreddy, de faire quelques chose pour Nejma, elle qui l'a toujours protégé.
Sans oublier Isidore, le vigile du supermarché dans lequel Nejma se réfugie après les cours. Isidore estime Nejma. Il la voit diffrémment. Il a même prononcer ces mots magiques : Tu n'es pas grosse, tu es puissante." .
Mon avis :
Babyfaces est le deuxième roman de littérature jeunesse que je lis de Marie Desplechin, et je dois dire que je suis conquise par son style rafraîchissant. L'action se situe à Amiens, ville que je connais assez bien (surtout le journal, le courrier picard) mais l'histoire pourrait prendre place dans n'importe quelle ville nouvelle, n'importe quelle cité.
Le narrateur a de la chance : sa mère est généreuse, aimante, et ses parents forment un couple uni. Sa voisine n'a pas autant de chance. Sa mère est mère célibataire, et travaille dur pour élever sa fille seule. Aussi est-elle déjà partie le matin, et pas encore rentrée le soir quand sa fille se lève puis s'endort. Nejma est souvent livrée à elle-même, aussi traîne-t-elle dans les supermarchés de la ville, non pour voler mais pour être au chaud. En classe, ce n'est pas mieux : Nejma est placée au fond de la classe, non pour ne pas déranger les autres, mais pour qu'elle y soit mieux - si vous trouvez ce prétexte caricatural et hypocrite, vous avez parfaitement raison.
La caricature ne s'arrête pas là car quand un jeune garçon est retrouvé inconscient, avec de nombreuses fractures dans la cour, c'est Nejma qui est immédiatement accusée. Les professeurs des écoles et la directrice montrent ainsi l'étendue de leur idées reçues, et leur paresse à mener de vraies recherches. De même, l'école de catch qui devait ouvrir juste à côoté de l'école est judicieusement transofrmé en école de danse orientale, par la grâce d'une entrevue entre les deux heureux propriétaires (anciens cancres notoires) et la directrice.
Et pourtant, le récit passe, par la magie du style et de l'humour déployés par Marie Desplechin. Comme le récit est rétrospectif, Freddy peut se comporter parfois comme un narrateur omniscient, donnant ainsi des informations nécessaires aux lecteurs sans alourdir le récit. J'ai tourné les pages avec une facilité déconcertante, ayant réellement envie de savoir ce qu'allait devenir Nejma. Sa chance est sa rencontre avec Isidore, un vigile, ancien sportif de haut niveau, qui ne voit pas une grosse fille, mais une fille puissante, spéciale, aux capacités physiques hors normes. Il est le seul à lui donner une image positive d'elle-même, et donc à lui rendre un peu d'estime de soi.
Et si la rédemption par le sport vous semble une idée peu originale, essayez donc la rédemption par la danse orientale...
Auteur : Marie Desplechin.
éditeur : L'école des loisirs
Nombre de pages : 139.
Quatrième de couverture :
A l'école, personne n'aime Nejma. Elle est nulle, méchante, moche et mal habillée; En plus, elle crache par terre. Mais on ne lui dit jamais rien, parce que tout le monde sait qu'il ne fait pas pousser à bout une personne qui n'a rien à perdre.
Aussi, le jour où Jonathan Suyckerbuck, grand amateur de catch, est retrouvé inconscient derrière la porte de la cantine, c'est Nejma qu'on accuse. Elle a beau se défendre, personne ne la croit. Elle fait une coupable idéale;
Mais Nejma n'est pas aussi seule qu'elle veut bien le croire. Au tour de son voisin Rajanikanth alias Raja, aliasFreddy, de faire quelques chose pour Nejma, elle qui l'a toujours protégé.
Sans oublier Isidore, le vigile du supermarché dans lequel Nejma se réfugie après les cours. Isidore estime Nejma. Il la voit diffrémment. Il a même prononcer ces mots magiques : Tu n'es pas grosse, tu es puissante." .
Mon avis :
Babyfaces est le deuxième roman de littérature jeunesse que je lis de Marie Desplechin, et je dois dire que je suis conquise par son style rafraîchissant. L'action se situe à Amiens, ville que je connais assez bien (surtout le journal, le courrier picard) mais l'histoire pourrait prendre place dans n'importe quelle ville nouvelle, n'importe quelle cité.
Le narrateur a de la chance : sa mère est généreuse, aimante, et ses parents forment un couple uni. Sa voisine n'a pas autant de chance. Sa mère est mère célibataire, et travaille dur pour élever sa fille seule. Aussi est-elle déjà partie le matin, et pas encore rentrée le soir quand sa fille se lève puis s'endort. Nejma est souvent livrée à elle-même, aussi traîne-t-elle dans les supermarchés de la ville, non pour voler mais pour être au chaud. En classe, ce n'est pas mieux : Nejma est placée au fond de la classe, non pour ne pas déranger les autres, mais pour qu'elle y soit mieux - si vous trouvez ce prétexte caricatural et hypocrite, vous avez parfaitement raison.
La caricature ne s'arrête pas là car quand un jeune garçon est retrouvé inconscient, avec de nombreuses fractures dans la cour, c'est Nejma qui est immédiatement accusée. Les professeurs des écoles et la directrice montrent ainsi l'étendue de leur idées reçues, et leur paresse à mener de vraies recherches. De même, l'école de catch qui devait ouvrir juste à côoté de l'école est judicieusement transofrmé en école de danse orientale, par la grâce d'une entrevue entre les deux heureux propriétaires (anciens cancres notoires) et la directrice.
Et pourtant, le récit passe, par la magie du style et de l'humour déployés par Marie Desplechin. Comme le récit est rétrospectif, Freddy peut se comporter parfois comme un narrateur omniscient, donnant ainsi des informations nécessaires aux lecteurs sans alourdir le récit. J'ai tourné les pages avec une facilité déconcertante, ayant réellement envie de savoir ce qu'allait devenir Nejma. Sa chance est sa rencontre avec Isidore, un vigile, ancien sportif de haut niveau, qui ne voit pas une grosse fille, mais une fille puissante, spéciale, aux capacités physiques hors normes. Il est le seul à lui donner une image positive d'elle-même, et donc à lui rendre un peu d'estime de soi.
Et si la rédemption par le sport vous semble une idée peu originale, essayez donc la rédemption par la danse orientale...
Sharon- Modérateur
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Localisation : Normandie
Emploi/loisirs : professeur
Genre littéraire préféré : romans policiers et polars
Date d'inscription : 01/11/2008

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