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[Holt, Anne] Bienheureux ceux qui ont soif

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[Holt, Anne] Bienheureux ceux qui ont soif

Message par bambi_slaughter le Ven 5 Mar 2010 - 20:31


Editions Odin
240 pages

Quatrième de couverture :

Il était difficile de s'y habituer. La femme de vingt-quatre ans qui se trouvait devant elle à fixer le sol était la quarante-deuxième victime de viol à qui l'inspectrice Hanne Wilhelmsen était confrontée. Elle tenait les comptes. Le viol était vraiment la pire des choses. Un meurtre, c'était différent. D'une certaine façon, elle pouvait comprendre un meurtre. Un moment de rage sauvage et incontrôlable, une émotion violente, une agressivité accumulée depuis des années. C'était en quelque sorte compréhensible. Mais un viol, non !

Mon avis :

Je continue mon escapade scandinave en passant par Oslo avec le 2eme roman d'Anne Holt : Bienheureux ceux qui ont soif. Pour la deuxième fois, nous retrouvons donc (ou je rencontre) l'inspectrice Hanne Wilhelmsen, 34 ans, qui est une femme de caractère, roule en Harley Davidson et accessoirement lesbienne.
A Oslo, la police est confrontée à une vague de viol, des scènes de massacres pleine d'hémoglobine sans victime et la chaleur opressante.
La pluralité des différents points de vue nous permet de suivre l'enquête policière, les tourments d'un père d'une des victimes des viols, de la victime elle-même et les projets du mystérieux violeur.

Je découvre Anne Holt avec ce livre et je ne regrette qu'une seule, c'est de ne pas avoir commencé par le premier de la série : La déesse aveugle. L'histoire est bien écrite, les personnages sont fouillés, à aucun moment, on ne ressent un rallentissement de l'intrigue.

Aussi, Bienheureux ceux qui ont soif, est un roman de dénonciation. Anne Holt souhaite dénoncer comment certaines enquêtes passent à la trappe – faute d'effectifs, de moyens, de preuves ou d'envie -, le racisme croissant dans son pays.

Et pour finir, il y est aussi question du question de la vengeance quand une personne a brisé votre vie ou celle d'un proche, un sentiment que la justice condamne mais qui reste probablement le sentiment humain le plus ancien.
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Re: [Holt, Anne] Bienheureux ceux qui ont soif

Message par Sharon le Lun 21 Avr 2014 - 11:31

Mon avis :

J’ai commencé ce roman hier soir, et je l’ai lu quasiment d’une traite.
Excellent ? Oui, sans aucun doute. Effrayant ? Oui, aussi.
L’auteur, avocate spécialisée dans les droits de l’enfant, ex-ministre de la justice, dresse un portrait sans concession de son pays et de sa police, absolument débordée. Les policiers accordent toute leur attention aux meurtres (encore heureux), mais en sont réduits à classer les affaires de viols, faute de preuves. Les analyses prennent du temps, et si le coupable n’est pas déjà fiché, il ne court quasiment aucun risque d’être arrêté, à moins d’être un étranger. C’est bien connu, dans ce pays où tout va bien, ce pays pas raciste du tout, le coupable est forcément un étranger, en attente de régularisation. De là à dire qu’ils sont responsables de la montée de la criminalité dans le pays, il y a un pas que certains policiers ont déjà franchi allégrement – et je ne vous parle pas de ceux qui abusent de leur petit pouvoir.
Fait rare dans les romans policiers, cette oeuvre n’est pas centrée sur le coupable – pour ma part, j’en ai plus qu’assez de lire ce qui se passe dans le cerveau tordu du tueur – mais sur la victime. Contrairement à certains livres "bien de chez nous", la victime ne se remet pas immédiatement de ce qu’elle a vécu, elle n’est pas prête du tout à pardonner à celui qui a brisé sa vie. Essayer de se reconstruire ? Il faudrait d’abord qu’elle parvienne à vivre, à parler, à se confier à la personne qui lui est la plus proche. Seul problème : cette personne, c’est son père, et il souffre autant que sa fille de la voir ainsi. Ni l’un ni l’autre ne peuvent parler de ce qui est arrivé, encore moins se parler. Très vite, devant l’inertie et l’impuissance de la police, ils mènent leur enquête, chacun de leur côté, animé non par le sens de la justice (que fait-elle pour eux) mais par la vengeance.
Pas de vengeance dans ce beau pays scandinave, dit-on. Pas de violence, pas de brutalité. Les mots, crus, sont là pour prouver le contraire. Pas de racisme non plus – mais la joie de dénoncer un voisin que l’on juge suspect. La France des années quarante n’a pas le monopole de la dénonciation.
Bienheureux ceux qui ont soif est une œuvre âpre, qui donne une image sans concession de la Norvège.
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