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[Monod, Théodore] Maxence au désert

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Message par elea2020 le Jeu 10 Sep 2020 - 16:15

Maxence au désert
Journal de route
d'un voyage en Mauritanie
de Port-Etienne à Saint-Louis
(14 octobre - 12 novembre 1923)

Théodore Monod
83 pages

[Monod, Théodore] Maxence au désert Maxenc10

Résumé de couverture :
1923. Jeune assistant au Muséum d’histoire naturelle en mission océanographique à Port-Etienne, Théodore Monod découvre le désert : il se joint à une caravane qui doit gagner Saint-Louis et entreprend sa première méharée — environ huit cents kilomètres à travers la Mauritanie occidentale.

Composée dans l’éblouissement, cette œuvre de jeunesse célèbre avec lyrisme le charme de la caravane, la beauté fascinante des dunes, le lent balancement des dromadaires, les gestes immémoriaux de la préparation du thé… Passionné, fervent, ce chant du désert est en même temps un document exceptionnel, écrit par un homme au carrefour de son destin.

Mon avis :
J'ai été captivée par ce court récit, dans lequel Théodore Monod nous livre en quelque sorte la genèse de ce qu'il sera : il est tout jeune, et cherche dans l'appel du désert la réponse à ses peines (un chagrin d'amour, en France). C'est ainsi qu'il profite d'une occasion unique, juste avant de revenir en France - il a la possibilité de se joindre à une caravane de la tribu Oulad Bou Sba, menée par le cadi Mohammed Yadhi Ould Abd El Baghi, caravane constituée de 19 hommes, une femme, et une vingtaine de dromadaires.

C'est une vie à la dure qu'il va devoir adopter : départ avant l'aube, marche jusque tard dans la nuit, chaleurs extrêmes, nourriture peu variée, parfois faisandée, eau parfois immonde, pourrie, dans des puits mal entretenus. Le jeune homme ne bronche pas, et s'adapte avec une étonnante souplesse à ce mode de vie. Plus étonnant : autant il parle des hommes du campement lorsqu'il est avec cette tribu, autant il ne parle plus des hommes dans la deuxième partie du voyage, qu'il effectue avec le peloton méhariste du Trarza (des Français) !

Le récit est mené à la 3ème personne, il n'est pourtant pas difficile de se fondre dans le regard, les perceptions et expériences du voyage de Maxence. De plus, il a des connaissances affûtées sur la flore et la faune du Sahara, il sait décrire des paysages, et la langue est simple, quoique exigeante. Il n'y a pas à proprement parler plus d'action que le voyage, et pourtant c'est si agréable à suivre... Des scènes d'arrivées dans les oasis, des chasses, des rencontres, et même une mésaventure avec des crabes qui mettent en lambeaux sa gandoura, m'ont divertie, mais surtout, c'est le style que j'ai trouvé beau, autant que j'ai apprécié la profonde humanité de l'auteur. J'ai vraiment voyagé avec cette caravane, entre le rythme de la marche chaloupée des dromadaires, les longues journées au camp ; j'ai appris d'ailleurs qu'à l'arrêt les dromadaires "baraquent", ils s'agenouillent. J'ai eu envie de la même simplicité, j'ai également été fascinée par la culture des hommes du désert, la diversité des peuples...

Bref, une belle lecture qui m'a fait du bien, je vais approfondir en lisant d'autres récits de Théodore Monod.

Extraits :
"Le désert l'attirait irrésistiblement ; bien souvent, il examinait les cartes, établissait d'hypothétiques itinéraires, et il assistait avec une passion contenue, les yeux brillants, au départ vers le nord des caravanes, qu'il regardait s'éloigner sur le sable au pas lent et balancé des dromadaires." (page 16)

"La nuit est là et l'on marche toujours. Une vipère à cornes siffle au passage des méhara. Il s'agit de gagner un pâturage convenable où les chameaux puissent se restaurer. Maxence, épuisé par neuf heures de selle, se laisse aller, passivement, aux secousses brutales de sa monture. Et quand enfin, l'on baraque, en pleine brousse, dans un champ d'askaf, il étend avec délice sur le sable frais ses membres rompus et ses reins broyés." (page 33)

"Sur la plaine mystérieuse et vide, l'aube va dérouler ses draperies lumineuses et révéler l'incompréhensible paysage aux voyageurs arrivés dans l'ombre. Maxence, bercé par la souple allure de son méhari, goût à plein la grandiose simplicité de l'heure, comme la terre démesurée émerge des voiles de la nuit. Les chameliers se taisent ; aucun bruit que le pas feutré des dromadaires, ou l'une de ces exclamations brèves qui excitent les montures." (page 44)
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