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Message par elea2020 le Mer 28 Oct 2020 - 17:10

La Fille-bison
Janet Frame
Editions Joëlle Losfeld
227 pages
ISBN : 2-84412-122-5

[Frame, Janet] La Fille-bison 97828410


Résumé de couverture :
Issu d'une famille américaine modèle où les apparences, les illusions et la propreté règnent en maître, Talbot Edelman est obnubilé par l'agonie et la mort. Mais l'ordre de sa vie - une belle fiancée blonde et une chienne borgne - bascule lorsqu'il rencontre dans les rues de New York un vieux poète, Turnlung, venu d'un pays lointain. Confronté à une disparition qu'il devine imminente, Turnlung éprouve le besoin irrépressible de fonder une famille. C'est dans un enclos de Central Park Zoo qu'il trouvera une fille adoptive insolite : le petit d'une femelle bison... Janet Frame évoque longuement le pouvoir magique du langage et des mots, et met en scène deux hommes qu'un amour profond, ambigu et charnel lie l'un à l'autre.

Mon avis :
J'ai trouvé ce roman dans une boîte à livres, le hasard m'a guidée jusqu'à lui, mais il reste un mystère pour moi, je ne sais pas quoi en dire. C'est un peu du grand n'importe quoi, je ne sais même pas pourquoi je me suis accrochée pour le terminer, pendant aussi longtemps. Un mystère...

Quoi qu'en dise le résumé, il ne se passe strictement rien dans ce roman, sinon la rencontre de Talbot avec Turnlung, et j'ai peiné à croire que le jeune Talbot puisse avoir une "liaison charnelle" avec le vieux poète néo-zélandais, mais il faut croire que tout est possible en ce monde.
Talbot est un jeune homme américain de bonne famille, habitué à ce que tout soit propre autour de lui - il est néanmoins fasciné par la mort, jusqu'à devenir médecin, et quand il ne sait pas quoi faire, il transporte des foetus avortés conservés dans le formol, ou opère sa pauvre chienne Sally, en faisant sur elle des expériences médicales pour lui prélever des organes (franchement pas reluisant). Il vit avec Lenore qui, on se demande pourquoi, prend ses cliques et ses claques vers les 2/3 du roman (il n'est ni très expansif ni très affectueux).

S'il se lie avec Turnlung et qu'ils projettent tous deux de fonder une famille à trois avec la "fille-bison", jeune bisonne que Turnlung prétend avoir adoptée à Central Park (peut-être finalement le personnage le plus sain des trois), c'est surtout parce que Talbot espère apprendre des secrets ultimes sur la mort grâce à Turnlung, qui s'en rapproche dangereusement (de la mort).

Il reste un personnage que je n'ai pas présenté : la mort. Les chapitres laissent alterner la voix et l'expérience de Talbot et de Turnlung, les gens qu'ils ont "perdus", leurs questionnement sur la mort qui se montrait parfois brutalement ou qu'on leur cachait. Turnlung s'exprime parfois en vers, et je dois dire que ce sont des passages plutôt beaux. La question du langage est évoquée, et c'est bien le seul point sur lequel l'auteure et la traductrice (Dominique Mainard) sont infaillibles - la langue est absolument parfaite et délicieuse, en ce qu'elle échappe aux personnages et, sous couvert de disséquer la mort, laisse transparaître les jeunes pousses de la vie, les laisse s'élever jusqu'à développer des forêts... C'est peut-être le mystère que je ne suis pas parvenue à m'expliquer. Malgré l'absence d'histoire, de psychologie, j'ai dû me laisser envoûter par l'écriture. C'est déjà ça !

Extraits :
"Puis, alors que je grandissais et que mon expérience de la mort allait s'accroissant, des bouquets de morts, pareils à des plantes ou des fleurs sauvages, ont jailli dans des familles que je connaissais et chez des parents. Et j'ai découvert des choses tels la valeur des biens des morts, les fantaisies inattendues des vivants et leur fervent désir de s'approprier un bibelot, un vase, un livre, un meuble ; puis, une fois obtenu ce qu'ils voulaient, le sentiment de trouble et de colère qu'ils éprouvaient envers eux-mêmes, ne sachant que faire de l'objet convoité et prenant conscience, peut-être, qu'après tout ils n'en voulaient pas." (Talbot, page 65)

"Pour la première fois, je commence à m'interroger sur ma venue ici. J'essaie de comprendre pourquoi un pays, une mère opulente, qui a nourri tant d'affamés et de pauvres, continue dans le même temps à sécréter le lait de la mort. J'essaie de comprendre la mort elle-même, avec un langage inapproprié contraint de se livrer à une excursion dans le territoire de la métaphore et d'en revenir transformé, émacié, appauvri ou enrichi, souvent trop puissant pour son propre alphabet." (Turnlung, page 119)

"Le frémissement d'une paupière, un mouvement des lèvres, de la main, semblent être des signes de vie parfaitement inadéquats lorsque nous les comparons à la profusion de vie - chanter, crier, courir, sauter, voler, penser, désirer, aimer - que nous exigeons de nous-mêmes et des autres. Nous oublions qu'il suffit que la paupière cligne, que la main se soulève, pour qu'il existe une preuve." (Talbot, page 212)
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