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[Birger, Trudi] La rage de survivre

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Message par elea2020 Mer 10 Mar 2021 - 0:36

La Rage de survivre
Trudi Birger
France Loisirs 2006
331 pages
[Birger, Trudi] La rage de survivre 68607610

Résumé de couverture :
Le témoignage de Trudi Birger, jeune Allemande juive plongée, à peine adolescente, dans l'horreur de la guerre et du camp de concentration, est une impressionnante leçon de courage. Animée d'une détermination féroce, elle surmontera les pires épreuves, s'arrachant littéralement - et arrachant sa mère - plus d'une fois aux mâchoires de la mort.

Bien qu'elle ait échappé comme par miracle à la torture, à l'amputation d'une jambe, à l'extermination par la noyade et même, in extremis, au four crématoire, son récit n'est pas celui d'une miraculée. Refusant de se soumettre à un destin apparemment implacable, Trudi luttera pour sauver sa vie et celle de sa mère. Elle combattra non seulement la Gestapo, la maladie, l'éreintement et la faim, mais aussi ces ennemis plus insidieux, puisque intérieurs, qui sont la peur, l'abattement et le désespoir. L'histoire de Trudi est celle d'une victoire quotidienne sur l'adversité et le triomphe d'une indomptable volonté de vivre.

L'auteure :
Trudi Birger a vécu en Israël depuis la fin de la guerre. Résolue, après l'expérience des camps, à consacrer sa vie aux autres, elle s'est distinguée dans le Service public et a été honorée par la ville de Jérusalem de nombreux prix de civisme. Elle a créé et dirigé une association internationale de dentistes qui dispense des soins gratuits à des enfants pauvres de toutes les nationalités.

Trudi Birger est morte en 2002, à 75 ans.

Mon avis :
De même qu'il est difficile d'écrire un livre sur les camps, il est difficile d'écrire la critique d'un livre sur les camps. Ce témoignage est celui d'une jeune Juive qui a été déportée avec sa mère du ghetto de Kovno en Lituanie dans le camp du Stutthof, un des plus terribles camps d'extermination, alors qu'elle avait 13 ans. Son livre autobiographique retrace le parcours suivi par elle et sa famille depuis leur vie bourgeoise confortable à Francfort, jusqu'à la libération, alors qu'avec une poignée de survivantes malades et presque mourantes, elles étaient emmenées en bateau sur les eaux de la Baltique par les Allemands, puis recueillies par un navire anglais.

J'ai apprécié ce récit, mais j'ai eu quelques réticences, et ce pour diverses raisons. Tout d'abord, il nous montre une vision somme toute assez classique de la déportation, du travail inhumain, de la faim permanente (elles étaient nourries de soupe d'épluchures de pommes de terre et un peu de pain), puis rapidement les souffrances d'un état de santé de plus en plus dégradé, avec les maladies, la faiblesse extrême. L'auteure dresse un vibrant tableau d'une humanité totalement déchue, livrée aux plus bas instincts de tueurs sadiques, dans l'indifférence du monde. Je n'ai toutefois pas appris grand-chose que je ne savais déjà, du fait de nombreuses lectures et d'une source directe, mon grand-père maternel, résistant déporté à Dachau. J'y ai retrouvé l'arrivée au camp à la descente des trains, l'angoisse des sélections, les appels interminables, le froid, l'absence totale d'hygiène, presque les "passages obligés" des mémoires de survivants - ce qui en soi est terrible.

Pour autant, le récit de Trudi Birger est très vivant, parce qu'elle se replace dans la peau de l'enfant qu'elle était, elle nous fait voir avec ses yeux, partage avec nous ses sentiments devant l'horreur et l'injustice du sort fait aux Juifs par les Nazis. Nous connaissons le récit de sa jeunesse, le paradis perdu de l'enfance, les premières alarmes, les tentatives de fuite sous la protection de son père, les moments où ils ont dû rester cachés dans des conditions difficiles, puis le ghetto en 1941, là où, dit-elle, elle a perdu définitivement sa jeunesse. Trois ans s'y sont écoulés, puis presque un an au Stutthof et camp de travail : elle a eu le sentiment d'être restée figée dans l'enfance, comme si ces années lui avaient été volées. C'est l'amour mutuel que sa mère et elle se portaient qui leur a permis de tenir, d'espérer, quand tout devenait terriblement sombre et qu'elles frôlaient la mort, à plusieurs reprises. Elle a tout traversé avec cette rage de survivre, de par son tempérament dynamique et son souci des autres, mais aussi par la colère, le sentiment aigu d'injustice, et une forme de résistance mentale - ne jamais accepter l'idée qu'en tant que Juifs ils méritaient ces traitements.

Autant le contenu est dense et émouvant, autant le style m'a un peu tenue à distance, car il m'a paru trop plat. C'est un témoignage et non une oeuvre de littérature, peut-être m'en étais-je fait une fausse idée au départ, toujours est-il que je me suis trouvée un peu déçue.

Enfin, une partie non négligeable relate la fin de la guerre et le départ en Israël. L'auteure paraît soulagée de quitter les non-Juifs pour vivre avec son peuple. Il est logique que l'enfant qu'elle était dans le camp n'ait pu connaître que sa propre expérience, mais il me semble que l'adulte qui raconte son histoire aurait pu mentionner que la déportation n'avait pas concerné que les Juifs. Peut-être y avait-il majoritairement au Stutthof des Juifs destinés à l'extermination et des Polonais ou Ukrainiens criminels de droit commun, mais cela constitue un raccourci un peu rapide.

Il me reste néanmoins l'impression d'une lecture intéressante, instructive et émouvante, d'autant plus que le message d'espoir est très prégnant, la trajectoire de Trudi déborde de vitalité et d'amour, et nous en communique quelques étincelles pour notre vie personnelle. C'est déjà un beau succès.

Extraits :
"Soudain, je suis à nouveau une petite fille et, si je donne la mauvaise réponse, les troupes d'assaut nazies nous attendront dans le virage. Ce n'est pas le souvenir de la peur. C'est la peur elle-même, à jamais présente, du hideux danger qui m'attends si jamais je prends la mauvaise route."

"Les Nazis avaient soigneusement réglé notre routine quotidienne de faim, de peur, de travail forcé et de meurtres arbitraires afin de détruire en nous toute réalité humaine, de nous réduire au néant. Dans le monde où ils nous forçaient à vivre, rien de ce que nous faisions ne pouvait donner de sens à notre existence."

"Les rêves m'encourageaient. Ils me donnaient la force spirituelle et la volonté de vivre. Faute de rêves, on risquait de sombrer et de mourir."

"Les marins britanniques travaillaient vite et efficacement. Ils nous aidèrent avec vigueur, mais sans un sourire. Peut-être est-il difficile de sourire à des gens ayant l'aspect que nous avions."

"Physiquement, je n'avais pratiquement pas eu de croissance pendant ces quatre années d'épreuves effroyables. A peine libérée, j'ai aussitôt repris le fil de ma croissance. J'étais revenue au temps réel."




_________________
"Ainsi vécut Raphaël pendant plusieurs jours, sans soins, sans désirs, éprouvant un mieux sensible, un bien-être extraordinaire, qui calma ses inquiétudes, apaisa ses souffrances. Il gravissait les rochers, et allait s'assoir sur un pic d'où ses yeux embrassaient quelque paysage d'immense étendue. Là, il restait des journées entières comme une plante au soleil, comme un lièvre au gîte." Honoré de Balzac, La Peau de chagrin.

Communautés et solitudes, tome 3 de La Vie d'Oru, héros désabusé de Jules Jéromon (Julien Bonin) / La Maison du Chat-qui-pelote, d'Honoré de Balzac.


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Message par louloute Mer 10 Mar 2021 - 0:48

Merci Elea pour ta critique très émouvante  Very Happy
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Message par elea2020 Mer 10 Mar 2021 - 0:53

Merci @Louloute. J'espère ne pas décourager de lire le livre.

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