[Kennedy, Douglas] Cet instant-là
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Et vous, qu'en pensez-vous ?
[Kennedy, Douglas] Cet instant-là

Editions BELFOND - 493 pages - 2011
Traduction de l’anglais (USA) par Bernard COHEN
4è de couverture
Ecrivain new-yorkais, la cinquantaine, Thomas Nesbitt reçoit à quelques jours d’intervalle deux missives qui vont ébranler sa vie : les papiers de son divorce et un paquet posté d’Allemagne par un certain Johannes Dussmann. Les souvenirs remontent…
Parti à Berlin en pleine guerre froide afin d’écrire un récit de voyage, Thomas arrondit ses fins de mois en travaillant pour une radio de propagande américaine. C’est là qu’il rencontre Petra. Entre l’américain sans attaches et l’allemande réfugiée à l’Ouest, c’est le coup de foudre. Et Petra raconte son histoire, une histoire douloureuse et ordinaire dans une ville soumise à l’horreur totalitaire. Thomas est bouleversé. Pour la première fois, il envisage la possibilité d’un amour vrai, absolu.
Mais bientôt se produit l’impensable et Thomas va devoir choisir. Un choix impossible qui fera basculer à jamais le destin des amants.
Aujourd’hui, vingt-cinq ans après, Thomas est-il prêt à affronter toute la vérité ?
Mon avis :
A l’instant même où j’ai terminé ce livre magnifique, j’aurais voulu que tout le monde s’en saisisse et comme moi se plonge dans l’histoire à corps perdu et à esprit complètement mobilisé !
Outre la trame romanesque, le roman est plein de réflexions personnelles sur la ville et ce qu’elle produit sur nous, où qu’elle se situe, sur le passé et ce qu’en fait notre mémoire, sur les relations parents-enfants, comment on se construit. On a le sentiment que l’auteur a mis beaucoup de lui-même dans cet ouvrage.
Les personnages sont bien campés : Thomas l’écrivain-voyageur, Petra, la transfuge, dont il tombe fou amoureux, pensant avoir enfin le droit d’aimer et d’être aimé, Johannes l’enfant de Pétra, omniprésent dans l’histoire mais que l’on ne rencontrera qu’à la toute fin et Alaistair, l’ami improbable de Thomas, le peintre talentueux.
On y trouve également de très nombreuses références culturelles à la peinture, à la littérature.
Livre multifacettes, « intelligent », qu’on ne sait précisément dans quel genre classer : amour, espionnage, histoire ? Mêlant moult évocations de l’Histoire mais aussi fiction (autofiction ? sans doute…) avec le Berlin divisé par la cicatrice du Mur, « mur de la honte », le régime de la RDA d’Honecker et sa sinistre STASI, mais aussi les menées politiques de la CIA, l’espionnage comme un personnage à part entière de l’histoire.
Et cette question posée de « l’instant qui peut tout bouleverser ou ne rien changer… qui nous induit en erreur ou nous révèle enfin qui nous sommes, ce que nous cherchons, ce que nous voulons approcher et qui restera peut-être à jamais hors d’atteinte. Peut-on vraiment échapper à l’instant ? » Une question qui amène à une profonde réflexion quasi philosophique sur le sens de nos choix dans la vie.
Livre qui remplit la double fonction d’instruire et de distraire et à qui donc, on pardonnera quelques passages comme « La ville n’est plus pareille dès qu’on y court. Les distances qui semblaient longues en marchant se raccourcissent de manière surprenante » ou un ou deux dialogues un peu mièvres. Car l’ensemble, au final, est une réussite.
Je vous en recommande donc chaleureusement la lecture !!
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
Merci pour ta critique Lauraline... Il est inscrit sur ma LAL biblio 

kély- Grand sage du forum

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Genre littéraire préféré: Tous à priori. Je lis autant que mon emploi du temps me le permet. Je lis aussi beaucoup d'articles de presse magazine sur les sujets d'actualités (économie, société, religion, politique..). Très heureuse donc de faire partie de cette communauté de lecture, et espère pouvoir apporter ma contribution à chacune et chacun. Cordialement à tous.
Date d'inscription: 03/08/2010
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
kély a écrit: Il est inscrit sur ma LAL biblio
Alors je te souhaite un très bon moment de lecture !
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
J'ai l'intention de le lire aussi celui-là, comme beaucoup d'autres de Douglas Kennedy d'ailleurs ! Je suis ravie de lire encore un avis positif sur ce roman !
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
Merci pour cette Chronique Lauraline, qui me donne envie de (enfin) me plonger dans Douglas Kennedy.
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
LAURALINE a écrit:kély a écrit: Il est inscrit sur ma LAL biblio
Alors je te souhaite un très bon moment de lecture !![]()
Merci à toi LAURALINE

kély- Grand sage du forum

-

Nombre de messages: 2650
Localisation: marseille
Genre littéraire préféré: Tous à priori. Je lis autant que mon emploi du temps me le permet. Je lis aussi beaucoup d'articles de presse magazine sur les sujets d'actualités (économie, société, religion, politique..). Très heureuse donc de faire partie de cette communauté de lecture, et espère pouvoir apporter ma contribution à chacune et chacun. Cordialement à tous.
Date d'inscription: 03/08/2010
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
Je connais pas cet auteur mais ta critique me donne grandement envie de le decouvrir,
j'ajoute a ma LAL
j'ajoute a ma LAL

thisa2mars- Grand expert du forum

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Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
thisa2mars a écrit:Je connais pas cet auteur mais ta critique me donne grandement envie de le decouvrir,
j'ajoute a ma LAL
Le premier que j'avais lu de lui était une relation dangereuse et il m'a donné envie de continuer ; depuis j'ai tout lu !! :9ç<:
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
Je me note ce livre, ta critique ma donné très envie de le lire
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
Mon avis :
C’était ma toute première rencontre avec Douglas Kennedy et j’en ressors mitigée.
C’était certes une lecture très agréable, divertissante et émouvante mais je reste sur ma faim.
Le cadre géographico-historique m’intéressait particulièrement, et bien que j’ai apprécié cette immersion dans le Berlin des années 80 en pleine guerre froide, j’ai trouvé que l’auteur tombait justement dans les travers qu’on reproche à son personnage : il nous sert des clichés que l’on connaît déjà par cœur. Je pensais donc en apprendre plus sur la vie dans le Berlin-Est mais mes attentes ont été déçues.
Sur l’histoire en général, j’ai été emballée au début puis ça traîne en longueur et ça vire au roman à l’eau de rose . J’ai quand même poursuivi ma lecture. Je pensais avoir bien fait lorsqu’au détour d’une page, on apprend un élément important. Mais finalement, tout l’effet tombe à l’eau tant l’issue est attendue et sans surprise.
Les personnages principaux sont également assez « plats », beaux, intelligents et cultivés tous les deux, il ne manque plus que la richesse et on a les caricatures des séries B américaines. On a donc Thomas Nesbitt, le narrateur, écrivain-voyageur traumatisé par le modèle du couple parental et qui fuit donc toute forme d’engagement jusqu’à ce qu’il rencontre la belle Petra allemande de l’Est persécutée injustement par la Stasi et exilée à l’Ouest.
Parmi les personnages secondaires, seul le personnage d’Alastair est attachant et bien campé même s’il tombe aussi dans le caricatural : l’artiste écorché vif, drogué et homosexuel … quelle originalité …
J’ai relevé aussi quelques incohérences (et ça je ne supporte pas …) et je n’ai pas aimé les répétitions, certes obligatoires puisque l’auteur veut nous présenter les deux points de vue séparés des personnages. Ce procédé pour un film peut donner un très bon résultat mais pour un roman je trouve ça pesant et pénible.
Pour ce qui est de la « morale » de l’histoire qui, si j’ai bien compris, est de savoir saisir l’instant lorsqu’il se présente, je dirais qu’on est tous confrontés à des choix dans notre vie et qu’on ne fait pas toujours les bons. La vie est ainsi faite. Il faut savoir poursuivre sa route et laisser son passé derrière.
Donc voilà, j’ai un sentiment de « recette toute faite » sans aucune touche d’originalité. Je reconnais tout de même que c’est bien écrit et que j’ai passé un bon moment malgré tout. Mais ce roman ne restera pas dans ma mémoire et je ne pense pas que je renouvellerai l’expérience Douglas Kennedy.
C’était ma toute première rencontre avec Douglas Kennedy et j’en ressors mitigée.
C’était certes une lecture très agréable, divertissante et émouvante mais je reste sur ma faim.
Le cadre géographico-historique m’intéressait particulièrement, et bien que j’ai apprécié cette immersion dans le Berlin des années 80 en pleine guerre froide, j’ai trouvé que l’auteur tombait justement dans les travers qu’on reproche à son personnage : il nous sert des clichés que l’on connaît déjà par cœur. Je pensais donc en apprendre plus sur la vie dans le Berlin-Est mais mes attentes ont été déçues.
Sur l’histoire en général, j’ai été emballée au début puis ça traîne en longueur et ça vire au roman à l’eau de rose . J’ai quand même poursuivi ma lecture. Je pensais avoir bien fait lorsqu’au détour d’une page, on apprend un élément important. Mais finalement, tout l’effet tombe à l’eau tant l’issue est attendue et sans surprise.
Les personnages principaux sont également assez « plats », beaux, intelligents et cultivés tous les deux, il ne manque plus que la richesse et on a les caricatures des séries B américaines. On a donc Thomas Nesbitt, le narrateur, écrivain-voyageur traumatisé par le modèle du couple parental et qui fuit donc toute forme d’engagement jusqu’à ce qu’il rencontre la belle Petra allemande de l’Est persécutée injustement par la Stasi et exilée à l’Ouest.
Parmi les personnages secondaires, seul le personnage d’Alastair est attachant et bien campé même s’il tombe aussi dans le caricatural : l’artiste écorché vif, drogué et homosexuel … quelle originalité …
J’ai relevé aussi quelques incohérences (et ça je ne supporte pas …) et je n’ai pas aimé les répétitions, certes obligatoires puisque l’auteur veut nous présenter les deux points de vue séparés des personnages. Ce procédé pour un film peut donner un très bon résultat mais pour un roman je trouve ça pesant et pénible.
Pour ce qui est de la « morale » de l’histoire qui, si j’ai bien compris, est de savoir saisir l’instant lorsqu’il se présente, je dirais qu’on est tous confrontés à des choix dans notre vie et qu’on ne fait pas toujours les bons. La vie est ainsi faite. Il faut savoir poursuivre sa route et laisser son passé derrière.
Donc voilà, j’ai un sentiment de « recette toute faite » sans aucune touche d’originalité. Je reconnais tout de même que c’est bien écrit et que j’ai passé un bon moment malgré tout. Mais ce roman ne restera pas dans ma mémoire et je ne pense pas que je renouvellerai l’expérience Douglas Kennedy.
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
J’ai presque tout lu de cet auteur, j’aime beaucoup les histoires sentimentales, elles sont très décortiquées ; sans se lasser, on est complètement absorbée par ses histoires.
Ce livre a la même construction que ceux que j’aime : une première partie où on fait connaissance avec le personnage principal, l’auteur nous imprègne de l’histoire. La seconde partie est le coeur même de l’histoire, et une ou deux dernières parties clôturent le récit.
Ce roman se passe en Allemagne, autour du mur. Thomas est un américain qui veut écrire un livre différent sur Berlin Est ; il travaille en parallèle dans une radio ; il y rencontrera Petra, le grand amour de sa vie, mais ce mur et ceux qui en profitent, vont détruire cette idylle, quoique, le fin nous apporte une autre version…
Ce livre est très prenant, on sent qu’un drame va se produire, et une fois que celui-ci a lieu, on pense connaître tous les éléments, mais les deux dernières parties nous dévoilent encore de nouvelles choses.
Depuis mon coup de cœur pour son roman : « une relation dangereuse », je ne pensais pas en aimer un autre autant.
Ce livre a la même construction que ceux que j’aime : une première partie où on fait connaissance avec le personnage principal, l’auteur nous imprègne de l’histoire. La seconde partie est le coeur même de l’histoire, et une ou deux dernières parties clôturent le récit.
Ce roman se passe en Allemagne, autour du mur. Thomas est un américain qui veut écrire un livre différent sur Berlin Est ; il travaille en parallèle dans une radio ; il y rencontrera Petra, le grand amour de sa vie, mais ce mur et ceux qui en profitent, vont détruire cette idylle, quoique, le fin nous apporte une autre version…
Ce livre est très prenant, on sent qu’un drame va se produire, et une fois que celui-ci a lieu, on pense connaître tous les éléments, mais les deux dernières parties nous dévoilent encore de nouvelles choses.
Depuis mon coup de cœur pour son roman : « une relation dangereuse », je ne pensais pas en aimer un autre autant.
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
Mon avis :
Trois émotions au fil de la lecture : attraction, déception, motivation...
attraction : dès le début, le personnage de cet écrivain qui fuit et se cherche sans arrêt à travers ses voyages, ce mystère qui l'entoure attire et pousse à prolonger la lecture jusqu'à l'histoire d'amour avec Pétra.
Déception : l'histoire d'amour ! je l'ai trouvé trop caricaturale, trop creuse, trop fade... je n,ai pas embarqué du tout et j'ai failli lâcher le livre à cet instant là !!! bon, j'ai tenu le coup car je voulais connaitre la fin.
Émotion : heureusement, l'auteur a su ramener l'intrigue et reprendre en main ses personnages. Il a su décrire les fortes émotions du vécu de Pétra, les conflits politiques de l'époque. J,ai beaucoup aimé la façon dont il décrit les villes est/ouest, on ressent bien la différence d'ambiance et le vécu des gens.
J'ai aimé le personnage d'Alaistair et je trouve que la conclusion de l'histoire avec ce type de personnalité n'était pas appropriée. C'est dommage !
je relirai D. kennedy car il a un beau potentiel mais les histoires d'amour c'est vraiment pas sa tasse de thé !!
Trois émotions au fil de la lecture : attraction, déception, motivation...
attraction : dès le début, le personnage de cet écrivain qui fuit et se cherche sans arrêt à travers ses voyages, ce mystère qui l'entoure attire et pousse à prolonger la lecture jusqu'à l'histoire d'amour avec Pétra.
Déception : l'histoire d'amour ! je l'ai trouvé trop caricaturale, trop creuse, trop fade... je n,ai pas embarqué du tout et j'ai failli lâcher le livre à cet instant là !!! bon, j'ai tenu le coup car je voulais connaitre la fin.
Émotion : heureusement, l'auteur a su ramener l'intrigue et reprendre en main ses personnages. Il a su décrire les fortes émotions du vécu de Pétra, les conflits politiques de l'époque. J,ai beaucoup aimé la façon dont il décrit les villes est/ouest, on ressent bien la différence d'ambiance et le vécu des gens.
J'ai aimé le personnage d'Alaistair et je trouve que la conclusion de l'histoire avec ce type de personnalité n'était pas appropriée. C'est dommage !
je relirai D. kennedy car il a un beau potentiel mais les histoires d'amour c'est vraiment pas sa tasse de thé !!

BESMAR- Grand expert du forum

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Age: 47
Localisation: Au Quebec
Emploi/loisirs: agente de gestion du personnel en invalidité- loisirs : lecture, rénovations-bricolage-décoration.
Genre littéraire préféré: Policiers (PD James, Connelly,Reich), romans historiques, aventure, tres peu de fiction sinon toute lecture m'interesse !!mon coup de coeur actuel est "L'Élégance du Hérisson" de Mureil Barberry
Date d'inscription: 18/07/2010
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
Mon avis : Deuxième abandon de l'année .. d'habitude j'aime beaucoup Douglas Kennedy et là !! j'ai stoppé les machines au bout de 120 pages, je me suis ennuyée à mourir. C'est quand même un pavé de 500 pages environ et je me voyais mal continuer ce livre d'une lenteur monotone.
Tout d'abord on retrouve un peu toujours les mêmes personnages un peu larmoyants, Thomas Nesbitt m'a tout de suite tapé sur le système, il traine son mal être, c'est un personnage solitaire. Le jour où il hérite d'une somme d'argent conséquente, il décide d'acheter une maison perdue au fin fond de nulle part sans demander l'avis de sa femme, du coup elle le quitte.
et puis surviennent les souvenirs .... stop j'ai fermé le livre. J'auriais peut-être du continuer mais je n'ai pas eu le courage.
Tout d'abord on retrouve un peu toujours les mêmes personnages un peu larmoyants, Thomas Nesbitt m'a tout de suite tapé sur le système, il traine son mal être, c'est un personnage solitaire. Le jour où il hérite d'une somme d'argent conséquente, il décide d'acheter une maison perdue au fin fond de nulle part sans demander l'avis de sa femme, du coup elle le quitte.
et puis surviennent les souvenirs .... stop j'ai fermé le livre. J'auriais peut-être du continuer mais je n'ai pas eu le courage.
Re: [Kennedy, Douglas] Cet instant-là
Zut alors...Autant les autres avis étaient encourageants, autant le tien me fait hésiter. J'essayerai quand même de le lire car j'aime beaucoup Douglas Kennedy...comme toi, tiens, re zut!

titibus- Membre connaisseur

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Date d'inscription: 02/11/2011
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