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[Decoin, Didier] Autopsie d'une étoile

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[Decoin, Didier] Autopsie d'une étoile

Message par Cannetille le Jeu 19 Juil 2018 - 17:04



Auteur : Didier Decoin
Titre : Autopsie d'une étoile
Année de parution : 1987
Editeur : Seuil
Pages : 352

Présentation de l'éditeur :
"Un récit fiévreux, agité et sensuel [...] Didier Decoin est irrésistiblement romancier" (François Nourissier, le Point).
"Un très grand bouquin d'aujourd'hui, à hauteur d'homme, entre deux infinis..." (Jean David, VSD).
"Sans doute le meilleur roman de Decoin après John l'Enfer". (André Clavel, l'Evénement du jeudi).
Mon nom est David Bissagos, je vis à Chicago près du métro aérien. J'ai connu et servi un homme, Burton Kobryn. Dans un observatoire de la Cordillère des Andes, ensemble nous avons guetté la naissance d'une étoile. Nous avons aussi aimé la même femme, Léna, moitié indienne, moitié américaine. Léna est morte en silence, tandis que l'étoile naissait en criant. Bien après ces événements, son prix Nobel, sa gloire, Burton Kobryn m'appela dans la grande maison isolée, en Normandie sous la neige, où il s'était retiré avec sa nouvelle épouse. Il parla de ce qui s'était réellement passé durant notre séjour au Chili, au cours de ces mois de violence pendant la révolution de 1973. Il me dévoila l'existence de Sally Nathanson, l'étrange jeune fille qu'il n'avait jamais cessé d'aimer. Il avoua ce qu'avait été la vraie mort de Léna, et ce qu'il avait fait ensuite de terrible au Nouveau-Mexique et sous la pluie de Riverton. Je compris alors que l'étoile la plus brillante n'est qu'une entité monstrueuse qui se dévore elle-même et réduit en cendres tout ce qui la frôle.

Avis :
L'éminent savant Burton Kobryn, prix Nobel d'astrophysique pour avoir capté le son produit par la naissance d'une étoile, s'est retiré dans la campagne française après l'exécution de sa femme Léna lors du coup d'état de 1973 au Chili, d'où il menait ses recherches. C'est donc à l'apogée de sa carrière, qu'à la surprise générale, il décide de disparaître de la scène publique et de mettre fin à sa vie professionnelle. Dix ans plus tard, il convoque un jour chez lui son ancien assistant, l'Américain David Bissagos, à qui il n'avait jamais auparavant manifesté d'attention particulière. Ce-dernier, marqué par la mort de Léna qu'il n'avait fait qu'apercevoir mais dont il était secrètement amoureux, s'empresse de se rendre auprès de son ancien maître, à qui il continue de vouer un respect et une admiration sans borne. Quels secrets l'attendent dans la tanière de l'homme célèbre maintenant remarié ?
J'ai été à nouveau impressionnée par l'inventivité et la capacité de renouvellement de Didier Decoin. Ce roman est encore une fois très différent des précédents. Il nous emmène avec un certain suspense au-delà de ce qu'on peut pressentir à différents moments des confidences de Kobryn : l'effet de surprise joue à plein jusqu'à l'ultime phrase, une révélation en cachant une autre. Au-délà du récit mené magistralement et où rien n'est laissé au hasard, les romans de Didier Decoin ont en commun l'émotion poétique et esthétique qu'ils suscitent et qui continue de vous imprégner une fois la dernière page terminée. Ce sont des romans "qui ont une âme" si je puis dire, à tout le moins une profondeur qui dépasse la simple narration. Alors qu'il cherche désespérément le cri d'une étoile dans le silence de l'infini, Kobryn refuse d'entendre l'infinie et criante détresse de son épouse. Il s'attache à ne voir d'elle que ce qu'il voudrait qu'elle soit, au point de la laisser sombrer quand elle s'en écarte trop, s'apercevant alors qu'il n'a fait toute sa vie que courir après le reflet d'un premier amour perdu, comme aveuglé et leurré par la lumière d'une étoile qui continue à éblouir bien longtemps après son extinction. Kobryn avait été séduit par la beauté de Léna, sans réaliser le trou noir caché derrière la lumière, l'abîme béant de sa folie ; lui-même va découvrir chez lui un puits de noirceur sans fond qui l'amènera à la destruction. Chaque être cache au fond de lui son propre infini. Infini qui peut passer inaperçu derrière les apparences, sauf lorsqu'il est attiré chez autrui par un gouffre plus puissant, qui finit par le dévorer, comme deux étoiles qui fusionnent. Le premier amour de Kobryn était sourde et muette. Léna perdra la capacité de parler. Et les étoiles crient-elles vraiment ? Vous l'avez compris, c'est encore pour moi un coup de coeur pour Didier Decoin, peut-être un de mes préférés, avec Madame Seyerling et Docile.

Cannetille
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Re: [Decoin, Didier] Autopsie d'une étoile

Message par louloute le Jeu 19 Juil 2018 - 19:18

Merci Cannetille pour ta critique Very Happy
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louloute
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