Partage lecture
Pour rejoindre notre grande communauté, il suffit de cliquer sur "S'enregistrer" (en bas de cette fenêtre)!
Après votre inscription, vous recevrez dans la boîte e-mail dont vous avez indiqué l'adresse un lien sur lequel il va falloir cliquer pour activer votre compte avant de pouvoir vous connecter et participer avec nous.

Afin d'aider les nouveaux à se familiariser avec le forum, nous avons mis au point un système de parrainage.
Vous recevrez un message privé sur le forum de la part de votre parrain.

Au plaisir de vous compter parmi nos membres.

L'administratrice

[Colize, Paul] Toute la violence des hommes

Aller en bas

[Colize, Paul] Toute la violence dees hommes

[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_lcap0%[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_rcap 0% 
[ 0 ]
[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_lcap100%[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_rcap 100% 
[ 2 ]
[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_lcap0%[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_rcap 0% 
[ 0 ]
[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_lcap0%[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_rcap 0% 
[ 0 ]
[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_lcap0%[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_rcap 0% 
[ 0 ]
[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_lcap0%[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Vote_rcap 0% 
[ 0 ]
 
Total des votes : 2
 

[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Empty [Colize, Paul] Toute la violence des hommes

Message par lalyre le Lun 16 Mar 2020 - 20:01

[Colize, Paul]
Toute la violence des hommes
Editions HC 5 mars 2020
315 pages
Quatrième de couverture
Résumé :
Une jeune femme est retrouvée dans son appartement bruxellois, tuée de plusieurs coups de couteau. Tout accuse Nikola Stankovic, artiste marginal, dernière personne que la victime a appelée avant sa mort. Il apparaît sur les caméras de surveillance juste après le meurtre, la police retrouve ses vêtements maculés de sang et découvre des croquis de la scène de crime dans son atelier.
Sous ses airs d’enfant perdu, Niko est un graffeur de génie que la presse a surnommé le Funambule après l’apparition d’une série de fresques anonymes ultra-violentes dans les rues de la capitale. Muré dans le silence, sous surveillance psychiatrique, le jeune homme nie tout en bloc. Pour seule ligne de défense, il ne répète qu’une phrase : « c’est pas moi ».
[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Toute-11
Mon avis
Né en Croatie, Nikolas Stankovic est accusé du meurtre d’une jeune fille, tout l’accuse mais lors des interrogatoires il reste mutique. Il est placé dans un établissement de santé mentale, Pauline Derval, qui en est la directrice et Philppe Larivière son avocat vont essayer de remonter le fil de la vie de Nikolas, mais celui-ci ne vit que pour les graffitis qu’il aime, car c’est un graffeur de génie qui a créé maints émois à Bruxelles, d’ailleurs on le nommait «  Le funambule «  mais malgré les preuves de sa culpabilité, il ne prononce que ces trois mots «  C’est pas moi  » Cependant ce jeune homme vit-il dans la réalité ? Avec de courts chapitres, car l’auteur s’est abstenu de faire de longues descriptions, cependant c’est petit à petit que l’on avance vers une fin avec du suspense qui nous ramène à l’enfance de Nikolas lors de la guerre des serbo-croate dont la Croatie fut partiellement anéantie. Un roman humain, original, une intrigue bien menée avec indices distillés, des personnages intéressants au point de vue psychologie avec un dénouement surprenant… 4,5/5



lalyre
lalyre
Grand sage du forum
Grand sage du forum

Féminin
Nombre de messages : 7765
Age : 88
Localisation : Liège (Belgique )
Emploi/loisirs : jardinage,lecture
Genre littéraire préféré : un peu de tout,sauf fantasy et fantastique
Date d'inscription : 07/04/2010

Revenir en haut Aller en bas

[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Empty Re: [Colize, Paul] Toute la violence des hommes

Message par Sharon le Lun 16 Mar 2020 - 21:59

Mon avis :

La guerre en ex-Yougoslavie, en avez-vous entendu parler ? Si vous êtes de ma génération, oui, sans doute, vous en avez entendu parler alors que vous étiez au collège. Peut-être même vous êtes vous étonnés que les américains, auto-proclamés sauveurs du monde, ne soient pas intervenus là-bas. L’ONU pas vraiment non plus, d’ailleurs. Ah, oui : il n’y avait pas de pétrole. Paul Colize nous en (re)parle dans ce roman, à travers le personnage de Nikola Stankovic, graffeur de son état, et surtout, unique suspect d’un meurtre sordide.

Je ne sais même pas pourquoi j’utilise le mot « suspect » : mis à part son avocat, tout le monde le croit coupable. La presse s’en est donnée à cœur joie, au mépris de ce que l’on appelle la présomption d’innocence. Le seul fait sur lequel police et justice débattent, c’est de savoir si oui ou non Niko est responsable de ses actes. A se demander aussi comment l’on a pu penser passer de la recherche d’un coupable au fait qu’il soit décrété pour tous coupable. Ce ne sont pas là les méandres de la justice, ce sont plutôt ses idées fixes, qui emmènent les justiciables droits dans les murs. Les murs du palais de justice, les murs de la prison, les murs de l’hôpital psychiatrique qui se referme inexorablement sur Nikola.

J’ai connu Paul Colize grâce à un roman bourré d’humour L’avocat, le nain et la princesse masquée. Je découvre ici un auteur d’une rare noirceur. Il expose sans fard ce qui attend ceux qui ont le malheur d’être internés. Leur avenir ? Entre quatre murs, dans une camisole chimique. La thérapie par la parole ? Cela dépend qui la pratique. Un retour à une vie en dehors des murs ? Prévoir quelques années, au mieux. Une quelconque liberté entre les murs ? Pas vraiment. Il faut dire que certains patients doivent être isolés, tels des bombes humaines qui ne demandent qu’à exploser – comment en sont-ils arrivés là ? Comment la société en est-elle arrivée là ? L’auteur n’apportera pas de réponses pour eux, il nous amènera pourtant à nous interroger face à cet état des lieux désastreux. Il nous montrera cependant comment Nikola en est arrivé là – dans cet établissement. C’est encore, aussi, une question de murs.

Nikola est graffeur, un excellent graffeur, même. Attention : pas un artiste consensuel et « joli », un artiste qui veut être vu et qui choque ceux qui voient son œuvre, en respect pour cet homme qui a pris des risques insensés et dégoût profond. Un véritable artiste ne suscite pas l’indifférence, il nous interroge. Ses oeuvres, qu’elles soient recouvertes ou non, font partie de la vie, du paysage urbain de ceux qui l’auront vu. Lui transpose, finalement, les tourments qui sont les siens depuis des années, tout ce qu’il a vu de la face sombre de l’humanité, donnant à voir que la violence est toujours là, quoi que l’on en dise.

Toute la violence des hommes est un roman particulièrement prenant, riche de sens et de questionnement.
Sharon
Sharon
Modérateur

Féminin
Nombre de messages : 10166
Age : 42
Localisation : Normandie
Emploi/loisirs : professeur
Genre littéraire préféré : romans policiers et polars
Date d'inscription : 01/11/2008

Revenir en haut Aller en bas

[Colize, Paul] Toute la violence des hommes Empty Re: [Colize, Paul] Toute la violence des hommes

Message par lalyre le Mar 17 Mar 2020 - 0:12

Sharon après avoir lu ton avis si bien écrit, ben je me sens toute petite flower
lalyre
lalyre
Grand sage du forum
Grand sage du forum

Féminin
Nombre de messages : 7765
Age : 88
Localisation : Liège (Belgique )
Emploi/loisirs : jardinage,lecture
Genre littéraire préféré : un peu de tout,sauf fantasy et fantastique
Date d'inscription : 07/04/2010

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum