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Message par Sharon le Ven 12 Juin 2020 - 18:30

[McLean, Felicity] Les soeurs Van Apfel ont disparu Cover205
Titre : Les soeurs Van Apfel ont disparu
Auteur : Felicity McLean
Editeur : Les presses de la cité
Nombre de pages : 288 pages

Présentation de l’éditeur :

Été 1992, dans une lointaine banlieue de Sydney, en lisière du bush. Un été caniculaire durant lequel une puanteur infecte se dégage du lit de la rivière. Un été que Tikka, onze ans et deux mois, n’a jamais oublié : celui où les soeurs Van Apfel ont disparu.
Les trois filles du pasteur — Hannah, l’aînée, Cordelia, la fantasque, somnambule à ses heures, et la petite Ruth avec son bec-de-lièvre — profitent de l’entracte du spectacle de l’école pour se faire la belle et s’évanouir dans la nature. Le corps de la plus jeune sera retrouvé coincé entre deux rochers…
Vingt ans plus tard, Tikka retourne chez ses parents pour prendre soin de sa grande soeur, malade. Un séjour qui sera l’occasion d’affronter avec elle les fantômes qui les hantent. Leurs amies se sont-elles enfuies pour échapper au joug de leur père ou ont-elles été victimes d’un prédateur ? Y a-t-il la moindre chance pour qu’Hannah et Cordelia soient aujourd’hui toujours en vie ?
Entre désir de liberté et rêves étouffés, un texte qui capture avec justesse, humour et intensité l’essence même de l’adolescence. Et s’il y est question du spleen des soeurs Van Apfel, ce roman résonne aussi des rires de ses héroïnes et se dévore comme un page-turner.

Mon avis :

C’est un livre prenant, qui m’a questionné. Et ce qui est dit au quatrième de couverture est exact : nous sommes bien face à un page turner.
L’action commence dans le Maryland, à Baltimore. C’est là que vit Tikka, que tout le monde appelle par son diminutif, visiblement. Elle est technicienne de laboratoire, sa vie est ponctuée par les expériences qu’elle prépare et qu’elle analyse. Un autre fait ponctue sa vie : elle cherche, toujours, partout, le visage de Cordie, son amie d’enfance, disparue vingt ans plus tôt, en Australie. Oui, trois soeurs ont disparu, filles d’un pasteur rigide, dans un coin de la banlieue de Sydney, mais Tikka se focalise sur celle qui était son amie, plutôt que sur son aînée, Hannah, qui elle était proche de Laura, soeur aînée de Tikka – les aînées avec les aînées, les cadettes avec les cadettes. Reste Ruth, la dernière, loin en âge de ses aînées, et avec aucune amie qui puisse lui correspondre. personne ne s’inquiète plus de savoir ce qu’il est advenu de Ruth : son corps a été retrouvé une dizaine de jours après sa disparition.
Laura. C’est pour elle que Tikka rentre précipitamment en Australie. Laura, infirmière, atteinte d’un cancer, et qui ne sait que trop ce que cela signifie, ou plutôt, quelle est la virulence de la forme de cancer dont elle est atteinte. Le retour et le séjour dans son pays natal est aussi l’occasion pour Tikka de se souvenir, et de confronter ce dont elle se souvient avec les souvenirs de Laura – elle a trois ans de plus, et a su davantage de faits que sa soeur. Plus âgée, elle recueillait les confidences d’Hannah, et, en bonne grande soeur, se moquait gentiment de la petite, et la tenait à l’écart de certains faits importants.
Avec le recul, le lecteur peut presque se dire que tous les faits importants ont été mis de côté, parce que les adultes ne mesuraient pas ce qui se passait réellement dans cette famille si pieuse, parce les enfants n’allaient pas trahir leurs camarades. Une sorte de pacte du silence qui fait que… non, pas qu’elles n’ont pas été retrouvées, même si effectivement, Hannah et Cordélia n’ont pas été retrouvées, plutôt qu’elles soient parties. Au fur et à mesure de la lecture, nous saurons le pourquoi de ce départ, nous saurons même un peu de comment, mais nous n’en saurons pas plus que Tikka ou Laura – pas de narrateur omniscient pour nous donner le fin mot de l’histoire, mais des zones d’ombre qui resteront. Pourtant, les recherches ont été intenses, les enquêteurs, nombreux, les interrogations aussi. Les non-dits ont-ils joué un rôle dans cette issue ? Peut-être.
Tikka et Laura ont gardé l’espoir, cependant – je ne sais pas si je l’aurai gardé. Ni l’une ni l’autre n’est parvenue, au début du récit, à se pardonner non ce qu’elles ont fait, mais ce qu’elles n’ont pas fait. En lisant, j’ai pensé à Virgin suicides de Jeffrey Eugenides, pour l’impossibilité de changer quoi que ce soit, pour l’ambiance étouffante dans laquelle les soeurs Van Apfel étaient élevées. Il est des moments de joie, parfois, bien trop rares face à la folie religieuse du père, à l’immobilisme de la mère, qui apparaissent à la lecture comme des menaces permanentes, bien ressenties par les soeurs. Cordélia défiait ses parents – et en payait le prix, souvent. J’ai pensé aussi à Pique-nique à Hanging Rock de Joan Lindsay – pour le fait que des jeunes filles aient disparu et qu’une seule soit revenue, vivante dans un des livres, morte dans celui-ci. Dans ce livre, l’accent est moins mis sur le bush, la facilité avec laquelle on peut se perdre dedans, peut-être aussi parce que l’action se passe en 1992 et que les méthodes de recherche ont largement évolué.
Que reste-t-il à la fin du livre, après ce qui peut être ressenti comme un immense gâchis ? L’espoir, et le pardon à soi-même.
Sharon
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