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[Vindy, Marie] Une femme seule

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[Vindy, Marie] Une femme seule

Message par Sharon le Jeu 30 Aoû 2012 - 23:25


Titre : Une femme seule
Auteur : Marie Vindy.
éditeur : Fayard.
Nombre de pages : 296 pages.

Quatrième de couverture (extraits) :

Un petit matin de janvier, au lieu-dit de L’Ermitage, Marianne Gil est réveillée par une pluie de coups frappés à sa porte. Son ami Joe, affolé, a découvert le corps sans vie d’une jeune fille derrière les granges, au fond de la propriété. Ils préviennent les autorités.
Le capitaine Francis Humbert, de la brigade de recherches de Chaumont, prend la tête des opérations. Les premières constatations révèlent que la victime a été étranglée, mais rien ne permet d’établir son identité. Qui est-elle ? Et que faisait-elle seule, dans les bois, en plein hiver ?

Mon avis :


La femme seule, qui donne son nom au titre, est Marianne Gil. Elle a connu la gloire, en étant la compagne de Marc Eden, un célèbre chanteur. Elle est toujours célèbre, sous un autre nom : Marianne Nelson. Si la célébrité est toujours là, elle vit cependant recluse à l'Ermitage, avec ses trois chevaux, se consacrant à l'écriture. La personne qu'elle voit le plus est sans doute Joe, le vétérinaire, chargé de prendre soin de ses animaux en son absence : c'est lui qui a pouliné Joyce, la jument sauvée de l'abattoir par Marianne. Aussi, la présence de cette jeune morte inconnue sur ce qu'elle considère comme son refuge va mettre à mal sa tranquillité - qui n'était que superficielle.

Marie Vindy nous plonge dans les méandres de la haute bourgeoisie, dans laquelle rien de doit sortir du cadre. Étouffante, cette atmosphère ? Non, pas du tout : la preuve en est que Marianne a cessé toute relation avec ses parents, qui sont bien à l'abri à Paris - et eux n'ont pas essayé de renouer les liens avec leur fille. La bourgeoisie de province ne vaut guère mieux, à l'image des parents de la jeune victime, contre lesquels je déverserais bien quelques piques, mais j'en dévoilerai alors trop sur l'intrigue.

Pour mener l'enquête, nous avons le capitaine Francis Humbert, et bien qu'il soit extérieur au milieu de Marianne, lui aussi étouffe dans son logement de fonction trop strict (et peut-être aussi dans son uniforme). Ceci ne va pas l'empêcher de mener l'enquête avec beaucoup de rigueur et beaucoup de précautions également. Les différentes procédures de l'enquête nous sont d'ailleurs expliquées avec soin, sans que jamais elles ne viennent alourdir le récit. C'est peu de dire que la position de l'enquêteur va s'avérer très vite délicate : il tombe amoureux de Marianne, et quoi qu'il pense, les circonstances et le déroulement de l'enquête la mette au premier rang des suspects. C'est sans doute

l'une des seules choses que je reprocherai à ce roman : mêler une romance somme toute conventionnelle à cette intrigue solidement construite. De même, j'aurai aimé que les autres enquêteurs soient davantage développé. Bien qu'ils ne chôment pas et qu'Humbert leur confie des tâches délicates ou ingrates, ils sont relégués au second plan de l'intrigue, tel Ladro, que j'aurai bien vu en véritable second d'Humbert.

Roman des secrets de famille, Une femme seule est aussi un roman sur l'apparence du regard. Voir et ne pas être vu sont deux points essentiels de l'intrigue. Marianne Gil ne veut plus être vue, alors que Marc Eden ne demande qu'à être exposé le plus possible. Certains ont détourné le regard devant certaines pratiques, d'autres ont ouvert tout grand leurs yeux pour ne pas perdre une miette du spectacle. A ce jeu, il n'y a pas de gagnant.
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Re: [Vindy, Marie] Une femme seule

Message par zazy le Mar 29 Avr 2014 - 19:22

La 4ème de couverture devra vous suffire quant à l’intrigue !

Dans ce livre, Marie Vindy, joue beaucoup avec les stéréotypes. Le flic, ici un gendarme, pas mal fait de sa personne, bourru, bourreau de travail, lâché par sa femme (par contre, celui-ci ne boit pas comme un trou, il y a du progrès !). Nous avons l’héroïne belle comme un cœur, mystérieuse et solitaire, traînant un lourd secret. Là, je dois avouer qu’il y en a plusieurs couches ! Les « accompagnants » ou seconds couteaux (très bon ça pour un polar !!) sont nettement moins affriolants (de peur qu’on les confonde avec les Héros ??). L’adjoint d’Humbert, Ladro, répond également à l’archétype du second. Je pense qu’il doit y avoir ces codes à respecter dans l’écriture des polars.

Ceci étant établi, j’ai passé une super nuit à lire ce livre très bien ficelé. J’aime ces polars où cela ne défouraille pas à chaque page.

Humbert, le capitaine est un type sérieux (quoique…) qui suit son enquête pas à pas, il n’a aucune fulgurance (que ça fait du bien !), il ouvre toutes les pistes, suit les moindres indices jusqu’à se trouver très, très près de Marianne, l’héroïne. L’enquête nous ait bien expliquée, on suit les progrès des enquêteurs jusqu’au dénouement final, sans exaltation, mais avec beaucoup d’intérêt. Impossible de lâcher le livre et je n’ai pas sauté de pages pour arriver plus vite au dénouement, j’ai aimé suivre le capitaine dans ses détours. Le livre à de la chair, de la tripe, ce n’est pas qu’une enquête froide et méthodique, nous entrons dans la vie privée des « héros », ce sont des êtres vivant dans un milieu géographique bien décrit.

Il faisait froid à Chaumont et dans sa région. J’ai bien retrouvé cette sensation de boue, pluie, neige, vent que je connais lorsque je vais dans la région nord-est. Que j’étais bien sous ma couette bien au chaud à lire leurs aventures.

J’aimerais bien que Marie Vindy revienne avec une nouvelle enquête du capitaine Humbert dans sa nouvelle région de Bourgogne.
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