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Message par lalyre le Lun 24 Aoû 2020 - 19:37

[Lafon, Lola]
Chavirer
Actes Sud 19 août 2020
344 pages

Quatrième de couverture
1984. Cléo, treize ans, qui vit entre ses parents une existence modeste en banlieue parisienne, se voit un jour proposer d’obtenir une bourse, délivrée par une mystérieuse Fondation, pour réaliser son rêve : devenir danseuse de modern jazz. Mais c’est un piège, sexuel, monnayable, qui se referme sur elle et dans lequel elle va entraîner d’autres collégiennes.
2019. Un fichier de photos est retrouvé sur le net, la police lance un appel à témoins à celles qui ont été victimes de la Fondation.
Devenue danseuse, notamment sur les plateaux de Drucker dans les années 1990, Cléo comprend qu’un passé qui ne passe pas est revenu la chercher, et qu’il est temps d’affronter son double fardeau de victime et de coupable.
Chavirer suit les diverses étapes du destin de Cléo à travers le regard de ceux qui l’ont connue tandis que son personnage se diffracte et se recompose à l’envi, à l’image de nos identités mutantes et des mystères qui les gouvernent.
Revisitant les systèmes de prédation à l’aune de la fracture sociale et raciale, Lola Lafon propose ici une ardente méditation sur les impasses du pardon, tout en rendant hommage au monde de la variété populaire où le sourire est contractuel et les faux cils obligatoires, entre corps érotisé et corps souffrant, magie de la scène et coulisses des douleurs.

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Mon avis
Ce roman est écrit comme un hommage au monde de la danse qu’elle soit populaire ou autre, il raconte l’histoire de Cléo, jeune lycéenne, qui s’est laissée entraîner au piège d’une bourse alléchante pour continuer ses cours de danse, cependant ce n’est qu’un piège sexuel auquel elle entraîne d’autres jeunes adolescentes. Trente ans plus tard ayant fait une belle carrière dans des music-hall, elle est mariée et a une fille. C’est entre magie de la scène et douleurs des coulisses, corps vendu et corps souffrant, sueur et larmes sexuellement piégée par une pseudo fondation que Cloé après ces trente années passées, comprend qu’il est temps d’affronter son passé de victime et de coupable car complice des stratégies de recrutement. Dans ce très beau roman, l’auteure s’applique à décrire le corps dansant lors d’exercices, les coulisses du métier, l’envers du décor, pour derrière les performances et les paillettes, nous faire connaître le mépris des classes mais aussi l’exploitation. Car toutes celles qui avaient toujours rêvé de danser sur scène, dont les noms n’étaient pas même mentionnés sur les programmes quand n’y manquaient aucun de ces chiffres : deux millions de strass, deux cents kilos de plumes d’autruche, cinq kilos de jupons pour la robe du french cancan, quarante-cinq techniciens. Des filles tenues à des sourires conventionnels sur scène, des filles oiseaux déployées en éventails de plumes rouges et or, des rangées de longues cuisses et celles qui combattaient les deux centimètres de tour de taille à la veille de leurs règles à coups de diurétiques. Pour Cléo, sous le signe des impossibles pardons, son personnage se recompose à l’envi, au fil des époques et des évocations de celles et de ceux qui l’on côtoyée, aimée et rejetée et l’on se retrouve dans une impasse, faut-il pardonner ? Un très beau roman sur le monde de la danse 4,5/5
lalyre
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