[Adam, Olivier] Falaises
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[Adam, Olivier] Falaises
Titre : FALAISES
Auteur : Olivier Adam
Genre : Roman
Époque : Actuelle
Éditeur : L’Olivier - collection (Points) N° P1511.
Nb. de pages : 187
ISBN : 2 - 87929 -504 - 1
Année de parution : 2005

4è de couverture
Étretat. Sur le balcon d’une chambre d’hôtel, un homme veille. Au bout de son regard: les falaises éclairées d’où s’est jetée sa mère vingt ans plus tôt. Le temps d’une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie,cherche dans sa mémoire rétive les traces de sa mère disparue. Une question s’immisce peu à peu dans son esprit, lancinante: Comment suis-je encore en vie?
“Il y a vingt ans que sa mère est morte. Vingt ans jours pour jours”
“Très beau livre. Olivier Adam ressemble à un de ces galets qu’on trouve sur la Côte d’Albâtre, d’apparence si lisse, si pure, et pourtant sans cesse bousculés par la mer déchaînée, par la mère déchirée” Jérôme Garcin, Le nouvel Observateur.
De quoi est-il question dans ce livre
Du balcon de cette chambre d’hôtel, non loin des falaises où sa mère s’est tuée, Olivier va se remémorer toute sa vie. C’est tout ce parcours que nous allons revivre avec lui, dans une communion étroite de sentiments et de questionnements.
Mon ressenti
Roman dense,captivant !
Olivier Adam m’a vraiment bouleversée par son récit. C’est un garçon écorché vif dès son plus jeune âge. J’ai souffert avec lui, j’ai pleuré avec lui, j’ai vécu sa vie .J'ai compris aussi les jeunes qui basculent par manque de repères.
L’auteur a les mots et le ton juste pour nous faire entrer dans la peau d’Olivier.
Un gros coup de coeur
Particulièrement remarqué
“J’avais onze ans, si peu vécu, je n’étais qu’un enfant, j’avais onze ans et ma mère était morte, le monde était glacial et je grelottais, j’avais besoin qu’on m’enlace et qu’on me rassure, qu’ on me berce et qu’ on me réchauffe un peu. Exactement comme elle”.
(p. 123)
Auteur : Olivier Adam
Genre : Roman
Époque : Actuelle
Éditeur : L’Olivier - collection (Points) N° P1511.
Nb. de pages : 187
ISBN : 2 - 87929 -504 - 1
Année de parution : 2005

4è de couverture
Étretat. Sur le balcon d’une chambre d’hôtel, un homme veille. Au bout de son regard: les falaises éclairées d’où s’est jetée sa mère vingt ans plus tôt. Le temps d’une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie,cherche dans sa mémoire rétive les traces de sa mère disparue. Une question s’immisce peu à peu dans son esprit, lancinante: Comment suis-je encore en vie?
“Il y a vingt ans que sa mère est morte. Vingt ans jours pour jours”
“Très beau livre. Olivier Adam ressemble à un de ces galets qu’on trouve sur la Côte d’Albâtre, d’apparence si lisse, si pure, et pourtant sans cesse bousculés par la mer déchaînée, par la mère déchirée” Jérôme Garcin, Le nouvel Observateur.
De quoi est-il question dans ce livre
Du balcon de cette chambre d’hôtel, non loin des falaises où sa mère s’est tuée, Olivier va se remémorer toute sa vie. C’est tout ce parcours que nous allons revivre avec lui, dans une communion étroite de sentiments et de questionnements.
Mon ressenti
Roman dense,captivant !
Olivier Adam m’a vraiment bouleversée par son récit. C’est un garçon écorché vif dès son plus jeune âge. J’ai souffert avec lui, j’ai pleuré avec lui, j’ai vécu sa vie .J'ai compris aussi les jeunes qui basculent par manque de repères.
L’auteur a les mots et le ton juste pour nous faire entrer dans la peau d’Olivier.
Un gros coup de coeur
Particulièrement remarqué
“J’avais onze ans, si peu vécu, je n’étais qu’un enfant, j’avais onze ans et ma mère était morte, le monde était glacial et je grelottais, j’avais besoin qu’on m’enlace et qu’on me rassure, qu’ on me berce et qu’ on me réchauffe un peu. Exactement comme elle”.
(p. 123)
Dernière édition par Christiane 38 le Sam 2 Oct - 8:27, édité 2 fois (Raison : Correction de la mise en forme du titre)

Christiane 38- Grand expert du forum

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Age: 74
Localisation: Woluwé Saint Pierre. Bruxelles.
Emploi/loisirs: Retraitée,couture,théâtre, jardinage,dessin.
Genre littéraire préféré: Histoire,romans (sauf Science Fiction et Fantasy) Fantasy
Date d'inscription: 06/09/2010
Re: [Adam, Olivier] Falaises
merci Christiane pour ce ressenti que j'ai apprécié, je note ce petit bouquin dans mon carnet

Pinky- Grand sage du forum

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Emploi/loisirs: Educatrice spécialisée, peinture, dessin, bricolage, ballade, baignade, tricot, couture
Genre littéraire préféré: Je lis de tout en littérature mais j'ai beaucoup de mal avec les policiers... j'en lis 1 ou 2 dans l
Date d'inscription: 04/06/2008
Re: [Adam, Olivier] Falaises
A propos de "FALAISES" d'Olivier Adam
Mon ressenti
On retrouve dans "Falaises" un de ces êtres blessés, un peu perdus, un peu ou beaucoup paumés, qui cherchent à fuir quelque chose de leur passé.
Ici, il s'agit d'Olivier, témoin presque visuel du suicide de sa mère, deux où trois jours après qu'avec son père et son frère aîné, ils aient été la chercher à sa sortie d'un hôpital psychiatrique où elle avait séjourné six mois.
Je comprend qu'un tel événement marquent deux jeunes enfants. Et Olivier Adam a, comme dans tous ses livres, les mots justes, ceux qu'il faut, au bon moment pour nous faire partager la vie des personnages mis en scène.
Et pourtant, bien que l'ayant lu jusqu'au bout - parce que j'aime l'écriture d'Olivier Adam - je n'ai pu entrer dans le personnage d'Olivier qui voit sa mère lui apparaître (comme s'il s'agissait de la "vierge" à Lourdes, Fatima, Banneux ou ailleurs !) ou qu'il croit la reconnaître dans telle femme qu'il aperçoit.
D'accord, il y a le suicide de sa mère, la découverte d'un corps méconnaissable sur la grève, et la vie qui n'a pas été rose pour son frère et lui avec leur père, après la mort de leur mère. .Il passera vingt années à fuir son père et à chercher sa mère, "jusqu'à tomber en poussière et se désagréger ainsi qu'un mur lépreux". C'est Claire, qui le sauvera du gouffre.
Et c'est en la regardant, assise sur la tombe de son père, allaitant leur petite Chloé que le rideau va se déchirer sur cette partie de sa vie dont il accusait son père de la lui avoir ôtée que la mémoire va lui revenir sur cette période de bonheur qu'ils ont quand même dû vivre ensemble, sa mère, son père, son frère et lui.
Je ne suis pas entré dans cette "quête de la mère" qui l'a poursuivi pendant vingt ans, et j'ai trouvé morbide ce retour aux falaises dans lequel il a entraîné sa femme et sa fille.
J'en connais la raison : elle est tout simplement due au fait que je n'ai jamais aimé ma mère. Elle ma toujours donné tout ce que je voulais. Je n'ai manqué de rien, même pendant la guerre. Mais elle a toujours monnayé "son amour".
Quand il m'arrivait de résister à son chantage, elle me punissait arbitrairement. Elle ne m'a pas appris à l'aimer, ni à aimer mon père qu'elle même n'a jamais aimé vraiment. Elle a fait de moi un égoïste et les miens ont eu à en souffrir. Je n'oublierai jamais qu'une fois, elle a giflé mon père devant moi quand j'étais petit, parce qu'il prenait ma défense. Mon père était bon. Je l'ai compris trop tard. Je n'ai pas assez parlé avec mon papa mais il est trop tard aujourd'hui.
Quand mon berger allemand est mort, j'ai pleuré. Quand ma mère est morte, ça m'a laissé de marbre.
Je relirai probablement ce livre, d'ici quelque temps.
Ce que j'ai retenu, quelques phrases, dans les dernières pages du livre :
"Je sais que rien n'est fiable, que tout se défait, se fissure et se brise, que tout fane et que tout meurt. La vie abîme les vivants et personne, jamais, ne recolle les morceaux, ni ne les ramasse" (p. 184)
"Sous nos pas, tout se dérobe, et dans nos mains la vie s'enfuit comme du sable entre les doigts" (p.186)
"Nous avons beau nous hisser sur la pointe des pieds, nous demeurons plus petits que nous mêmes" (id)
Et la dernière phrases du livre (p.187). Elle est de Olivier (le protagoniste) :
"Je sais déjà qu'à mon réveil, quand j'ouvrirai les yeux les rideaux, tout sera calme et lumineux.
Mon ressenti
On retrouve dans "Falaises" un de ces êtres blessés, un peu perdus, un peu ou beaucoup paumés, qui cherchent à fuir quelque chose de leur passé.
Ici, il s'agit d'Olivier, témoin presque visuel du suicide de sa mère, deux où trois jours après qu'avec son père et son frère aîné, ils aient été la chercher à sa sortie d'un hôpital psychiatrique où elle avait séjourné six mois.
Je comprend qu'un tel événement marquent deux jeunes enfants. Et Olivier Adam a, comme dans tous ses livres, les mots justes, ceux qu'il faut, au bon moment pour nous faire partager la vie des personnages mis en scène.
Et pourtant, bien que l'ayant lu jusqu'au bout - parce que j'aime l'écriture d'Olivier Adam - je n'ai pu entrer dans le personnage d'Olivier qui voit sa mère lui apparaître (comme s'il s'agissait de la "vierge" à Lourdes, Fatima, Banneux ou ailleurs !) ou qu'il croit la reconnaître dans telle femme qu'il aperçoit.
D'accord, il y a le suicide de sa mère, la découverte d'un corps méconnaissable sur la grève, et la vie qui n'a pas été rose pour son frère et lui avec leur père, après la mort de leur mère. .Il passera vingt années à fuir son père et à chercher sa mère, "jusqu'à tomber en poussière et se désagréger ainsi qu'un mur lépreux". C'est Claire, qui le sauvera du gouffre.
Et c'est en la regardant, assise sur la tombe de son père, allaitant leur petite Chloé que le rideau va se déchirer sur cette partie de sa vie dont il accusait son père de la lui avoir ôtée que la mémoire va lui revenir sur cette période de bonheur qu'ils ont quand même dû vivre ensemble, sa mère, son père, son frère et lui.
Je ne suis pas entré dans cette "quête de la mère" qui l'a poursuivi pendant vingt ans, et j'ai trouvé morbide ce retour aux falaises dans lequel il a entraîné sa femme et sa fille.
J'en connais la raison : elle est tout simplement due au fait que je n'ai jamais aimé ma mère. Elle ma toujours donné tout ce que je voulais. Je n'ai manqué de rien, même pendant la guerre. Mais elle a toujours monnayé "son amour".
Quand il m'arrivait de résister à son chantage, elle me punissait arbitrairement. Elle ne m'a pas appris à l'aimer, ni à aimer mon père qu'elle même n'a jamais aimé vraiment. Elle a fait de moi un égoïste et les miens ont eu à en souffrir. Je n'oublierai jamais qu'une fois, elle a giflé mon père devant moi quand j'étais petit, parce qu'il prenait ma défense. Mon père était bon. Je l'ai compris trop tard. Je n'ai pas assez parlé avec mon papa mais il est trop tard aujourd'hui.
Quand mon berger allemand est mort, j'ai pleuré. Quand ma mère est morte, ça m'a laissé de marbre.
Je relirai probablement ce livre, d'ici quelque temps.
Ce que j'ai retenu, quelques phrases, dans les dernières pages du livre :
"Je sais que rien n'est fiable, que tout se défait, se fissure et se brise, que tout fane et que tout meurt. La vie abîme les vivants et personne, jamais, ne recolle les morceaux, ni ne les ramasse" (p. 184)
"Sous nos pas, tout se dérobe, et dans nos mains la vie s'enfuit comme du sable entre les doigts" (p.186)
"Nous avons beau nous hisser sur la pointe des pieds, nous demeurons plus petits que nous mêmes" (id)
Et la dernière phrases du livre (p.187). Elle est de Olivier (le protagoniste) :
"Je sais déjà qu'à mon réveil, quand j'ouvrirai les yeux les rideaux, tout sera calme et lumineux.

Michel33- Membre connaisseur

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Nombre de messages: 346
Age: 78
Localisation: Woluwe Saint Pierre (Bruxelles-Belgique)
Emploi/loisirs: Pensionné - Lecture - Théâtre - Musique Classique - Bonne chanson française - Jazz
Genre littéraire préféré: Romans-Nouvelles sauf Fantastique et S.F.
Date d'inscription: 05/08/2010
Re: [Adam, Olivier] Falaises
J'aime beaucoup Olivier Adam et je constate que les avis sont vraiment différents déjà ! comme toi, Michel, je ne suis pas disposée à lire sur ce thème là mais je vois que ce livre t'a quand même bien amené à réfléchir après sa lecture !!! Les questions existentielles sur le passé ne m'inspirent pas. Ce qui est fait est fait et vivons au jour présent et pour l'avenir ... donc je ne pense pas lire ce livre. Merci pour vos commentaires très intéressants.

BESMAR- Grand expert du forum

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Nombre de messages: 1417
Age: 47
Localisation: Au Quebec
Emploi/loisirs: agente de gestion du personnel en invalidité- loisirs : lecture, rénovations-bricolage-décoration.
Genre littéraire préféré: Policiers (PD James, Connelly,Reich), romans historiques, aventure, tres peu de fiction sinon toute lecture m'interesse !!mon coup de coeur actuel est "L'Élégance du Hérisson" de Mureil Barberry
Date d'inscription: 18/07/2010
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